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Documentation : filière bouchée !

Posted by Ludovic Gavignet on 20:37 in
Documentation : coulisses d'une filière bouchée

La documentation s'avère indispensable pour les entreprises. En effet, la gestion documentaire revêt des enjeux organisationnels voire stratégiques majeurs ! Or, le nombre de documentalistes est largement inférieur aux besoins des entreprises. Pourtant, le nombre de formations dans la documentation ne manque pas ! Pourquoi un tel paradoxe ?

1) Le paradoxe du marché de l'emploi en documentation

Le marché de l'emploi en documentation est morose. Pour 1 poste, une moyenne de 100 candidatures sont envoyées. Et cela est sans compter les postes pourvus en interne dans les entreprises par des personnes n'ayant pas forcément suivi d'études de documentation. Pourquoi les entreprises n'embauchent-elles pas les documentalistes ?
La réponse qui me semble la plus pertinente serait le "Retour sur investissement". Evidemment, vous le savez, l'objectif d'une entreprise est de faire un maximum de bénéfices. Pour cela, sont croisés les salaires aux coûts de production - distribution - promotion et aux diverses charges de l'entreprise afin de faire ressortir le bénéfice le plus important possible. Aussi est jugé l'efficacité des salariés. Sont-ils rentables pour l'entreprise ? En fait, cette question est d'autant plus "grave" (dans le sens "important") vis-à-vis des documentalistes, puisqu'ils contribuent pour une part important au fonctionnement interne de l'entreprise. Alors, un documentaliste est-il rentable ? Les chefs d'entreprise vous répondront "Evidemment". Toutefois ils hésiteront longuement à embaucher d'autres documentalistes. "Notre équipe nous suffit largement" s'exclameront certains DG. Pourtant, la situation des documentalistes est dans la plupart des cas préoccupante : en effet, je vous mets au défi de trouver un documentaliste qui n'est pas "overbooké". De plus, sont confiés aux documentalistes toujours plus de tâches, la plupart du temps ne correspondant pas du tout au métier lui-même : administration, standard, rangement (je ne parle pas de classement ou de classification), ...

2) Documentaliste : métier mal connu voire méconnu
Le métier de documentaliste est en effet mal connu. Du grand public "évidemment" (excusez ce "évidemment" si réaliste), mais aussi, et cela en est d'autant plus grave, au sein de l'entreprise elle-même. Le problème est là. Personne ne sait vraiment quelles sont les qualités, les qualifications et les spécificités du métier de documentaliste. La plupart du temps, il est perçu comme un simple "organisateur des papiers" ou la personne a qui demander de faire une recherche sur "Google" (sic). Monsieur SOS (entendez "Documentaliste") n'aurait que ça à faire dans sa journée s'insurgent certains employés ... Oui, documentaliste est perçu comme un métier tranquille, facile, accessible, ... Bref, en quelque sorte un "sous-métier" ?

3) ERRATUM : Caricature ...


Excusez cette caricature. Reprenons donc. Dans l'entreprise tout le monde connaît le service documentation. Les employés perçoivent bien son utilité et en font un usage raisonné en comprenant toute son utilité et son fonctionnement. Mais lorsque les employeurs recoivent des candidatures d'autres documentalistes, il pense "Cela est inutile. Le service documentation tourne bien comme ça. La boîte aussi". Mais ce qu'ils ne perçoivent pas, c'est que s'ils embauchaient un ou plusieurs autres documentalistes, le système d'information pourrait être beaucoup plus performant, la communication inter service facilitée et suscitée.
Alors me direz-vous, un documentaliste en plus et tout va forcément mieux aller ? Non, ce que je voulais dire par là c'est qu'il faut passer outre les simples constatations. Il est du ressort des employeurs (service RH ou le cas échéant personnel de direction), de procéder à une réelle étude de la gestion documentaire dans l'entreprise. Est-elle optimale ? Est-elle performante ? Peut-elle être améliorée ? Et plus précisément : quel profil de documentaliste employer ?

4) Le déséquilibre Formation - Emploi
La formation initiale de documentaliste se veut généraliste. Après 2-3 ans d'étude post baccalauréat, les spécialisations interviennent. Ces spécialisations ne manquent pas. Pour autant, face au marché de l'emploi en documentation, ces spécialisations s'avèrent la plupart du temps inutiles. Trouver un emploi se présente comme un parcours du combattant ! Il y a en effet beaucoup plus de candidats que d'offres à pourvoir. Un test (tristement) "drôle" à faire. Allez dans une ANPE et demandez un emploi dans la documentation. Observez ensuite la tête de votre interlocuteur. Vous comprendrez ! Alors pourquoi l'université propose-t-elle tant de formations, accueille-t-elle tant d'étudiants alors que les débouchés sont peu nombreux ?
Deux solutions : soit réduire le nombre d'étudiants dans ces filières (ce que j'appellerais la "mauvaise solution"), soit établir des partenariats multiples avec les entreprises pour qu'elles saisissent toute la force de la profession de documentaliste, toute son utilité et le caractère stratégique qu'elle revêt.

Finalement, la situation critique et qui ne cesse de s'aggraver du marché de l'emploi en documentation est dûe à une méconnaissance des multiples facettes et de la réalité du métier de documentaliste. Le problème est donc à prendre en amont, au niveau de l'université : établir de réelles passerelles entre le monde théorico-pratique (DUT, Licence pro., ...) et la marché du travail. La documentation a tant à offrir, pourquoi votre entreprise s'en prive-t-elle en se mettant elle-même des oeillères ?

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Immatérialité = déréalisme ?

Posted by Ludovic Gavignet on 17:50 in
L'immétarialité au service de la "déréalité" :
Internet ou les effets pervers d'une pseudo réalité


Internet, tantôt défini comme reflet de la réalité, tantôt comme monde novateur, tantôt comme simple évolution technologique de notre monde réel, suscite de nombreuses interrogations. Quels dangers ces définitions antagonistes recouvrent-elles ? Pourquoi de plus en plus de personnes sombrent dans une cyberdépendance ou une "cyberillusion" ?

1) Une multiplicité de définitions : pourquoi ?
Chacun d'entre nous perçoit Internet d'une manière différente. Si vous êtes là à lire ce blog, c'est certainement qu'Internet représente pour vous un progrès, un atout voire un élément incontournable. Alors que pour d'autres, ceux que j'appelle les technophobes notamment, Internet n'est qu'un leurre, un danger même, à cause des illusions qu'il laisse paraître comme vérité.
Outre ces deux "camps", les définitions changent selon les personnalités ... et aussi selon les moments de la vie de l'internaute. Ainsi je vais prendre l'exemple d'un joueur standard devenu joueur compulsif à cause d'Internet.

2) Comment devenir joueur compulsif ?
Cette question, qui juste par le fait de la poser suscite un sourire, cache en fait un réel problème de société.
[Cas fictif inspiré de multiples faits réels]
Ce joueur, que nous nommerons "Monsieur Z" découvre Internet en 2000. Il découvre quelques sites de jeux, cumule quelques légers gains (5 à 10€ par mois). Puis les sites de jeux se multiplient. Monsieur Z en profite pour multiplier les gains, se disant "C'est tout bénéf". Avec l'appât du gain, Monsieur Z, vainqueur désormais de plusieurs centaines d'euros par an, décide d'investir ses quelques gains. Tantôt il gagne, tantôt il perd, mais au final, ce qu'il perd, il l'avait préalablement gagné. "De toute façon, cet argent demeure encore virtuel. Certes je pourrais le rendre réel, mais à quoi bon .... des sommes aussi peu conséquentes !" se dit-il. Puis il découvre les casinos en ligne. Les gains sont beaucoup plus conséquents, les investissements aussi. Alors Monsieur Z tente l'expérience grâce aux bonus offerts à l'inscription. Pour 50€ déposés, il en reçoit 100. Monsieur Z flaire ce qu'il pense être la "bonne affaire". Alors il joue, gagne un peu, reperd. "Bon j'ai mis un peu de mon argent personnel, mais c'est comme si je jouais dans un vrai casino, je perds ou je gagne". Pourtant Monsieur Z n'avait jamais mis les pieds dans un casino. Si, peut-être une fois, "pour voir", mais en misant quelques dizaines d'euros. Pourtant avec Internet Monsieur Z ne peut plus se défaire de ces jeux : "C'est génial, je n'ai pas à bouger, les dépôt se fait en un clic de souris, ..." pense-t-il. Malheureusement, Internet aveugle Monsieur Z. Les dépôts se font de plus en plus réguliers et de plus en plus conséquents. "Ce n'est rien, c'est que du virtuel !" ne cesse-t-il de se répéter. Pourtant, à voir ses relevés bancaires, Monsieur Z perd plusieurs centaines d'euros par mois. Les débits ne cessent d'augmenter, la banque l'appelle fréquemment. Monsieur Z, pris dans le cercle vicieux, prend une décision qui scellera définitivement son sort : prendre des crédits. Malheureusement Monsieur Z perd toujours. Sauf une fois où il a gagné 100.000 euros. Pris dans la frénésie du jeu, certain de pouvoir revenir à son état initial, il rejouera l'intégralité de ses gains pour au final les perdre à nouveau. Monsieur Z est aujourd'hui interdit de casino. Il suit une psychothérapie et est fiché à la Banque de France car surendetté. Pourtant Monsieur Z ne s'est pas arrêté de jouer. Au contraire, il multiplie encore les dépenses sur des casinos en ligne peu recommandables, et ne cesse d'aggraver sa situation. Monsieur Z se détruit petit à petit par le jeu, à cause de jeux immatériels avec de l'argent pourtant bien réel. Monsieur Z n'est pas le seul dans ce cas. La situation continue pourtant encore de s'aggraver.

3) "Exemple abusif, tout du moins extrême !" ?
Certes, multiples seront ceux qui s'insurgeront de cette vision extrêmement négative du jeu d'argent sur Internet. Mais Monsieur Z n'est pas un cas isolé. L'objet de cet article n'est pas de critiquer gratuitement ces sites, mais bien d'interroger sur les dangers qu'il présente. D'ailleurs, l'exemple des casinos a été pris car le plus généralisé, mais il ne s'agit aucunement d'un "anti-casinotisme" de ma part. Non. Je souhaite juste soulever le problème que pose Internet. Le joueur n'est pas autant contrôlé que dans les salles de jeux réelles. De plus, ces jeux sont accessibles à tous. Evidemment, de nombreuses protections restreignant le jeu aux personnes majeures existent mais sont-elles efficaces ? Non. Il suffit en effet de mentir, de voler la carte bancaire de ses parents ou de son grand frère pour pouvoir jouer qlors même que l'on est mineur. Que faire ? Protéger Internet. Mais quand je dis protéger, je ne dis pas espionner. Je dis juste mettre en place des systèmes, qui, préservant l'anonymat du joueur, garantissent son droit de jouer.

4) Internet : entre réel et virtuel
Internet se situe alors bien là : entre réel et virtuel. Chacun le classifie différemment selon ce qu'il l'arrange. Par exemple celui qui joue et gagne dira qu'Internet est incontournable, un réel reflet de la société, même un atout puisqu'il permet réellement de gagner. Un joueur compulsif qui perd se dira quant à lui que ses pertes ne sont que virtuelles, il se mentira à lui-même s'assurant que ses investissements bien que réel n'ont que pour effet de satisfaire un loisir. Pourtant c'est une réelle drogue qu'il satisfait. Ce joueur compulsif est en effet cyberdépendant.
Evidemment, les joueurs compulsifs existaient bien avant Internet. Mais où je veux en venir, c'est qu'Internet facilite ce risque de cyberdépendance. Les dérives sont beaucoup plus faciles. Les opportunités se multiplient pour se laisser prendre au piège.

5) Que faire ?
Je vais là vous soumettre une suggestion de "bonnes paroles". Mais si vous les respectez, à défaut d'en sortir gagnant, vous n'en sortirez pas perdant !
- Soyez un joueur responsable : contrôlez vos jeux !
- Gérez vos finances : ne misez pas plus que vos moyens, ne croyez pas vous "refaire" facilement. D'ailleurs plus vous pensez à vous "refaire" plus vous sombrez dans la dépendance
- Jouez sur des sites de confiance (labelisés, reconnus, ...)
- Optez pour une stratégie de jeux : combien d'investissements maximum par mois (si investissement il y a
- Prenez du recul sur toutes vos actions.

Ainsi, Internet présente des illusions et désillusions. Non Internet n'est pas le Diable. Pourtant il peut vous mener tout droit vers l'enfer. Non Internet n'est pas un Dieu. Pourtant en le maîtrisant vous pourrez atteindre un certain paradis. Bref, Internet en soi n'est qu'une technologie. Mais derrière cette technologie se cachent des systèmes bien réels, des jeux d'argent importants, des personnes et organisations qui cherchent à faire de l'argent. Ne sombrez pas dans le piège. Internet : attention danger ... mais aussi, vite opportunités !
Sachez faire la part des choses ;-)

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Casinos illégaux

Posted by Ludovic Gavignet on 16:31 in
Les casinos en ligne illégaux ... et pourtant !

Pour protéger le monopole (controversé) de la Française des Jeux sur les jeux de hasard, les casinos en ligne sont illégaux (selon la réglementation française en vigueur). Pourtant ces sites ne cessent de fleurir un peu partout ...
Point sur une réglementation floue et réflexion sur la situation actuelle.


1) Le monopole de la Française des Jeux

Pour proposer un jeu d'argent en ligne lié au hasard, il est obligatoire de disposer d'une licence. Or en France, seuls La Française des Jeux et le PMU peuvent proposer des offres de paris et de jeux interactifs payants. Ainsi, les casinos en ligne et autres sites de paris payants semblent illégaux ... et pourtant !

2) Un flou législatif
Qui ne connaît pas, tout au moins n'a pas entendu parler de Sportingbet, europronostics, Betway, Bwin ou encore Uniway ? Pour l'instant, aucun de ces sites ne demeurent en France : logique, ils sont illégaux ! Pour autant, il est tout à fait possible (légal ?) pour un internaute de jouer sur ces sites, de parier ses deniers et de demander un paiement. S'il n'y a pas de poursuites à l'encontre de l'internaute joueur, c'est à cause du flou législatif qui entoure ces jeux. Alors a-t-on le droit d'engranger les gains acquis par le biais de ces sites ?

3) Pourquoi ces sites sont-ils illégaux ?


3.1) Les arguments
Entrons dans le vif du sujet par une petite réflexion. Les arguments couramment avancés par les défenseurs du monopole Française des Jeux-PMU sont :
- La sécurité du joueur (certains casinos vereux volent vos données personnelles)
- Les paiements (vous n'aurez aucun recours légal en France si vous n'encaissez pas vos gains car ces sites sont illégaux !). Toutefois cet argument peut tout à fait être contesté : si les sites de ce type étaient considérés comme légaux, alors il y aurait possibilité de recours.
- L'indifférence de certains sites. Indifférence dans le sens où certains site ne vérifient pas les interdits de casino, ne contrôlent pas vos pertes, sécurisent mal leurs serveurs, ...
A contrario les arguments avancés par les détracteurs de ce monopole sont :
- La liberté des joueurs. Pourquoi ce genre de site serait-il interdit dans une démocratie ?
- Une nouvelle réalité. Internet présente des possibilités nouvelles qu'il est indispensable de prendre en compte
Ainsi, le débat demeure encore et toujours ouvert. Aucune avancée ne semble faite dans un sens comme dans un autre. Alors question : un monopole comme celui de la Française des Jeux peut-il perdurer face aux progrès d'Internet ? Cela est-il souhaitable ? A chacun de se faire sa propre opinion.

3.2) Considérations économiques
Toutefois, le fait de pouvoir jouer et d'encaisser ses gains montre bien que la loi relative au monopole de la Française des Jeux ne tient qu'à un fil. Mais il faut aussi constater que le lobbying exercé par ces sites est conséquent. En analysant plus profondément la situation, on constate vite que le fonds réel du débat est économique. En effet, le manque à gagner pour l'Etat français est conséquent : 8,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour la Française des Jeux (détenue à 72% par l'Etat). D'un autre côté, autoriser ces sites en France générerait combien d'euros avec les impôts et taxes diverses récoltées ?

3.3) Etude sociologique
Mais outre ces considérations purement économiques, il faut considérer ce développement exponentiel des jeux payants en ligne d'un point de vue sociologique. Quelles conséquences peut avoir cette augmentation incessante du nombre de casinos en ligne ? Quelles relations l'homme va-t-il entretenir avec ces jeux payants ? Quels risques cela présente-t-il ? Autant de questions indispensables à prendre en considération auxquelles seules des études approfondies organisées par des instituts indépendants pourront répondre. Par ailleurs, ne risque-t-il pas d'y avoir saturation du marché avec toutes les conséquences dramatiques que cela peut avoir (arnaques, chômage, déstabilisation économique, guerre concurentielle virulente, ....) ?
En réalité, c'est le passage de la surprotection à la sous-protection qui risque d'être le plus dangereux. Le joueur, non préparé à tous ces dangers qui le guettent, pourra malencontreusement se faire arnaquer, perdre la maîtrise de son jeu, se faire abuser, ...

4) Quelle(s) solution(s) ?

Y a-t-il réellement une solution à ce débat ? Je verrais plutôt la nécessité d'une médiation avec des concessions d'un côté comme de l'autre. Certes il peut être rapide de résoudre le problème en abrogeant ou modifiant un texte de loi, mais le problème comme nous l'avons vu est beaucoup plus complexe avec une multitude de considérations sous-jacentes.
Alors l'idéal serait une légalisation contrôlée de ces sites, et l'attribution d'un label (octroyé par un institut neutre) afin que l'internaute reconnaisse les sites fiables des sites moins ou non recommandables. Toutefois, les casinos terrestres verraient là aussi l'arrivée d'une nouvelle concurrence : est-elle utile ou au contraire dangereuse car déstabilisatrice ?


Au final, on constate la difficulté de ce débat. De superficiel, on rentre vite dans des considérations plus complexes que je ne peux que traiter brièvement faute de compétences spécifiques dans ces domaines. Alors on comprend mieux pourquoi ce débat ne cesse d'être à l'ordre du jour : entre lobbying, monopole et liberté, la situation est relativement complexe. L'idéal ? Tendre vers un label octroyé par un institut indépendant. Mais face à un marché où tant d'argent circule, les dangers sont plus que jamais présents !

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La poule aux Oeufs d'Or

Posted by Ludovic Gavignet on 17:15 in
Internet : une poule aux oeufs d'or ?

Multiples opportunités, culte du gratuit, promesses en tout genre, ... Internet passe pour être la méthode la plus rapide, parfois même la plus efficace, pour gagner beaucoup (voire énormément) d'argent en (très) peu de temps. Etat des lieux et perspectives.

1) Le gratuit
A l'origine d'Internet, ses militants de "transparence", "gratuité", "facilité", "universalisme", "social", ...
De ce militantisme aujourd'hui marginalisé, ou plus exactement intégré au sein d'une réalité moins utopique, il demeure toutefois ces idées de "gratuité" et de "facilité". Grâe à cela, se sont multipliées les opportunités pour gagner "gratuitement" de l'argent "facilement". Désormais, chacune de vos actions sur Internet peut être rémunérée : clics, surf, mails, jeux, ... et même jusqu'à vos achats (offres de "cash-back") ! Mais la réalité veut que ces gains, certes gratuits, sont loin d'être importants. En clair, vous aurez beau surfer 24H/24 sur Internet et multiplier foule de ces offres, vous n'atteindrez jamais un gain financier substantiel. Alors, de plus en plus conscients de cette réalité, les internautes, d'exigeants qu'ils sont, ont réclamé plus ... et sont apparus, en sus des services gratuits, des services payants permettant de multiplier ses gains.
Prenons l'exemple des jeux gratuits. Vous gagnez des points. Mais vous voyez qu'un jeu "payant" (en points que vous avez gagné par exemple) vous permet de multiplier vos gains. Pris dans cette envie de sortir réellement gagnant de votre jeu, vous tentez votre chance, vous disant que de toute façon, ça ne coûte rien : ces points vous les avez gagnés ! Alors vous jouez et la probabilité de gain veut que vous perdiez ... "Je n'ai rien perdu de toute façon !" vous exclamerez-vous pour vous consoler ... Vous aurez quand même perdu du temps, parfois même beaucoup de temps.
Mais il y a "pire". Les jeux payants style "Instant gagnant". Là, vous achetez des codes, et le xième code validé vous fait gagner une certaine somme ou cadeau. Or, bien évidemment, les probabilités de gains vous sont défavorables vis-à-vis de votre investissement. Aussi, pour assurer la légalité du système de jeu (jeu gratuit sans obligation d'achat), vous pouvez vous faire rembourser pour participer gratuitement. Malheureusement, il vous faut fournir tout un tas de justificatifs, votre remboursement est bien souvent limité à 1 code par mois ... Ainsi, les instants gagnants se multiplient, faisant miroiter des gains que certes certains gagneront mais au détriment de nombreux autres joueurs !
2) Petit investissement deviendra conséquent gain !
Outre le gratuit, pour gagner plus encore plus rapidement, on vous incite à investir. Parfois très peu, pour des gains extrêmement conséquents : "Promis ça marche, mon oncle Léon est aujourd'hui milliardaire grâce à cela !". Le hic ... c'est que l'on vous ment ... tout du moins on omet de vous dire certaines choses. Certains systèmes que l'on vous vend sont d'ailleurs totalement illégaux (systèmes pyramidaux par exemple où l'on vous invite à recruter des filleuls pour amortir votre investissement initial). D'autres sont à la limite de la légalité. Finalement, il y en a des tout à fait légaux, mais le retour sur investissement est loin d'être garanti. Je passe outre les investissements à l'étranger où vous ne savez jamais réellement où votre argent passe. Mais concernant certains investissements dans un site, un procédé dit "révolutionnaire", on vous promet à coup sûr un retour sur investissement et même plus des bénéfices conséquents. La preuve ? Des études commandées à des instituts dont vous n'avez jamais entendu parlé, des témoignages de personnes fantômes, des calculs dont même les plus brillants statisticiens et autres mathématiciens n'arrivent rien à comprendre. Bref, un investissement dit rentable ... qui en fait risque de ne jamais l'être.
Mes détracteurs me diront pessimiste voire simpliste car généralisant les faits. Mais la réalité est là pour conforter mes propos : les arnaques ne cessent de se multiplier, ceux qui en sorte gagnant sont la plupart du temps experts en investissements. Ainsi, s'en s'y connaître, très peu probable de réussir ses investissements. Alors entre arnaque et incompétence (ce terme n'est pas péjoratif) des internautes dans ce domaine, il convient de savoir faire la part des choses : la poule aux oeufs d'or n'existe pas ... sauf si vous le faîtes au détriment des lois et/ou du respect des personnes.

3) Conclusion ?
Ne croyez pas gagner votre vie avec Internet, sauf si vous êtes salariés ou que vous avez créé votre société dans ce domaine. Tout au plus vous arrondirez vos fins de mois, mais mon conseil pour sortir gagnant à coup sûr d'Internet : n'investissez pas. Certes certains investissements vous permettent de gagner, mais ils sont si peu nombreux, les arnaques et autres bons plans foireux sont tels, qu'un novice à guère de chance de sortir gagnant. Donc soyez sérieux, faites preuve de bon sens et vous gagnerez un peu d'argent !


La poule aux oeufs d'or n'existe pas. Mais si vous êtes un "chasseur de trésor" averti, vous pourrez cumuler quelques gains, arrondissant plus ou moins grassement vos fins de mois. Moi, je suis partisan du 0 investissement. Quant à vous, si vous souhaitez investir, assurez-vous de la fiabilité de l'offre, de sa légalité, de son taux de réussite. Faites preuve de bon sens !!!

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Arnaques sur Internet

Posted by Ludovic Gavignet on 14:34 in
Arnaques sur Internet

Les arnaques sur Internet ne cessent de se développer. De certains petits hoax pas méchants au phishing d'ampleur internationale, les arnaques sont de divers degrés et d'ampleur variable.
Alors comment ne pas mordre à l'hameçon ? Comment flairer l'arnaque pour la contrer ou tout du moins l'éviter ? Etat des lieux des arnaques sur Internet aujourd'hui et astuces pour les éviter !

1) Arnaques sur Internet : de quoi parle-t-on ?
Avant toute chose il convient de définir les différentes arnaques que l'on peut être amené à rencontrer. Un jargon bien spécifique s'est développé et chacun répond à des réalités diverses qu'il convient de connaître pour en distinguer leur dangerosité.

* Le Spam. Il ne s'agit pas d'une arnaque. Une définition simple couramment donnée est "courrier non sollicité" ou "courrier indésirable". Les objectifs de ce spam peuvent être de faire de la pub, de l’anti-pub, de vous faire acheter, … Les messages colportés peuvent être inoffensifs comme cacher une grosse arnaque à l'instar des mails d'une soi-disante personne qui aurait herité d'une fortune aprés la mort attroce d'un de ses proches (il ne faut surtout pas répondre : réseau d'escroquerie d'ampleur internationale) ...

* Le Scam.
Un scam est une information totalement fausse envoyée dans votre e-mail. Ce qui le différencie du hoax, c’est qu’il a pour vocation de profiter de vous en tentant de vous sous-tirer de l’argent. Par extension on étend la notion de scam à un site ou système qui constitue une arnaque. (Ex : Retirer de l’argent sur un compte en France mais inaccessible à la personne étrangère)
CONSEIL : Configurez votre boîte anti-spam et ne répondez jamais à ce genre de messages

* Le Hoax.
Un hoax est un canular. L’objectif de ses créateurs n’est autre que de faire en sorte que leur canular soit diffusé à un maximum de personnes. Il diffère du scam qui a pour vocation de profiter de vous en tentant de vous sous-tirer de l’argent. Il peut revêtir différentes formes : chaîne de solidarité (qui est en fait bidon), message de la chance ou malchance à transmettre à ses proches, désinformation, fausse alerte au virus, gain à une loterie à laquelle vous n'avez jamais participé, fausse pétition, ...
CONSEIL :
Ne relayez jamais les messages des genres décrits ci-dessus ainsi que tous ceux qui vous semblent louches !

* Le Fake.
Un fake est un faux, une imitation, un trucage. Ce terme est utilisé pour désigner une rumeur, des trucages, un article truqué, des exploits frelatés, un faux nom de fichier, ...

* Le Phishing.
Le phishing est un procédé qui consiste à tromper l’internaute afin de lui sous-tirer des informations confidentielles (mot de passe, numéros de compte, …)
La plupart des arnaqueurs créent des mails et des sites web sosies aux sites officiels.
Ainsi, ils vous invitent à saisir l’ensemble ou quelques données personnelles afin de soi-disant « mettre à jour » votre compte (ou autre prétexte). En fait, en saisissant vos coordonnées personnelles, l’arnaqueur disposera de l’ensemble des éléments pour vous pirater vos comptes !
CONSEIL : Ne donnez jamais vos mots de passe et codes confidentiels, même à votre banque : en cas de problème ils n'ont pas besoin de vos données confidentielles, seule votre identité (n° compte, adresse, ...) suffit. En cas de doute, rendez-vous dans votre agence bancaire la plus proche ou téléphonez au numéro figurant dans un annuaire (et non pas dans le message que vous venez de recevoir !)

2) Comment contrer ces arnaques ?

Quelques conseils :
- Faites preuve de bon sens
- Soyez méfiant et vigilent
- Si vous avez réellement gagner quelque chose, vous n'aurez jamais rien à payer, quel que soit le prétexte que l'on avance !
- Ne répondez jamais aux messages qui vous semblent louches
- Surtout, ne rentrez jamais dans le jeu.
- Renseignez-vous et demandez conseil à des amis, sur des forums de discussion fiables, ...

Quelques stéréotypes d'arnaque :
- Une personne, se faisant passer une riche héritière, vous demande votre aide pour retirer de l'argent en France (Attention : arnaque de grande ampleur rattachée le plus souvent au grand banditisme !)
- Un mail vous annonçant un gain à une loterie internationale ou à celle d'une grande firme américaine (Sachez que si vous n'avez jamais joué, vous ne pouvez pas gagner ... croyez-vous vraiment que l'on va offrir de l'argent à une personne au hasard ???)
- Un message vous annonçant de vous connecter sur un site pour (soi-disant) mettre à jour votre compte
- [...]

3) Liens utiles

* Hoaxbuster : 1ère ressource francophone sur les hoax (canulars) du web
* Hoaxkiller : Moteur de recherche anti-hoax
* Forumargent (forum Hoax, scam, [...]) : Forum de discussion sur les arnaques du web
Et intéressant le jeu "Faites la différence entre hoax, scam, spam, phishing, ..."


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Documentaliste : quesako ?

Posted by Ludovic Gavignet on 14:53 in
Documentaliste : c'est quoi ?

Dites que vous êtes documentaliste et regardez les têtes des personnes à qui vous le dites. "Documentaliste : c'est quoi ?". L'un dira : "C'est celui qui range les livres", l'autre rétorquera : "Mais non c'est celui qu'est dans les archives", avant qu'un autre ne dise "Mais non c'est celui qui range les papiers !".
Peut-on en vouloir à la plupart de ces personnes de mal connaître ce que recouvre en réalité cette profession ? Non puisqu'au sein même de la profession les métiers divergent !

1) La documentation : une multitude de métiers !
Oui, la documentation ce n'est pas un seul métier, mais bien une multitude de métiers.
Cette différence professionnelle peut se faire dans l'activité du métier même (médiathécaire, archiviste, documentaliste spécialisé, ...) ou à partir du secteur d'activité dans lequel le documentaliste est amené à exercer (un documentaliste en agroalimentaire n'aura pas le même métier qu'un documentaliste de collectivité territoriale).
Ainsi voici une multitude de dénominations possibles, qui recouvrent toutes (en partie ou en totalité) la réalité du métier de documentaliste :
Spécialiste de l'information, aide documentaliste, technicien documentaliste, archiviste-documentaliste, bibliothécaire-documentaliste (ou documentaliste-bibliothécaire en fonction de la prédominance d'un métier sur un autre), documentaliste, documentaliste audiovisuel, documentaliste spécialisé, documentaliste spécialisé en informatique documentaire, webmaster, responsable de l'information, responsable d'un centre de ressources documentaires, chargé de l'information, webmaster, chargé de veille, documentaliste-veilleur, ...
Bref, une foultitude de dénomination qui marquent l'hétérogénéité du métier.

2) Documentaliste : quelles compétences ?
Difficile de répondre à une telle question tant, nous l'avons vu, la réalité du métier est différente d'un endroit à un autre. Aussi un bon documentaliste sera celui qui aura acquis une connaissance sérieuse du domaine d'activité dans lequel il travaille ainsi que de l'environnement de l'entreprise ou de l'organisation dans laquelle il est. Il est en effet indispensable pour gérer de l'information et de la documentation de disposer de réelles connaissances dans l'information que l'on traite, sinon comment la gérer efficacement ? Alors le documentaliste doit absolument être veilleur. Il doit suivre tout à la fois l'évolution de sa profession (veille professionnelle), des outils documentaires (veille technologique) et de l'environnement de son leiu de travail (veille stratégique). Par ce biais, il est à-même de gérer intelligemment l'information en lui offrant une réelle valeur ajoutée utile à l'entreprise, organisation ou association. Etre un bon documentaliste commence donc par une ouverture d'esprit, couplée à une rigueur et bien évidemment à un regard critique sur son travail (autoévaluation).

3) Bibliothécaire-documentaliste : même métier ?
Je reprends volontairement le titre de l'article de Jean-Philippe Accart (voir l'article), car il permet de dresser l'historique des deux professions et de cibler les similitudes et divergences au cours de l'histoire (jusqu'à aujourd'hui) entre ces deux professions. Certains diront (ironiquement ?) que la différence est simple : le bibliothécaire c'est les livres, le documentaliste c'est le papier ... Mais rien n'est aussi simple évidemment !
En fait, la différence n'est pas si flagrante que cela si ce n'est dans leurs statuts. En effet, un bibliothécaire exerce sa profession en majeure partie dans la fonction publique. Les convergences entre les métiers de documentaliste et de bibliothécaire sont de plus en plus nombreuses, du fait notamment des nouvelles technologies avec des bibliothécaires qui outre la gestion de leur fonds documentaire (bibliothèque ou médiathèque), en assurent la promotion, développent des outils de Diffusion Sélective de l'Information (DSI), sollicitent des échanges avec les utilisateurs (pour illustrer cela allez sur le site du Guichet du Savoir - service de question réponse - où les bibliothécaires qui en ont la charge réalisent un fait un réel travail de documentaliste en gérant le contenu), ... Ainsi, bibliothécaires et documentalistes ont le même métier, mais ne répondent pas aux mêmes objectifs et finalités. Toutefois chaque métier emprunte des techniques originellement de l'autre et vice-versa.
Finalement, rassemblons ces deux professions sous le vocable de "Professionnel de l'information et de la documentation". Ainsi, plus de conflit ?

En conclusion, il n'existe pas UN métier de documentaliste mais une multitude, fonction de la politique donnée par les personnes qui en ont la responsabilité. Politique basée sur les exigences de la direction croisée avec la réalité du secteur et l'environnement dans lequel se trouve le centre de documentation (ou la bibliothèque). "Etre documentaliste c'est quoi ?" La réponse qui semble s'en dégager serait "Ca dépend". Impossible de donner une réponse plus juste et plus précise ?

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Le web : évolutions

Posted by Ludovic Gavignet on 14:57 in
Le web : évolution et perspectives

Depuis la création du web "grand public", les sites web n'ont cessé de se multiplier mais aussi et surtout d'évoluer. Comment le web a-t-il évolué ? Vers quoi tend-il désormais ?

1) La recherche sur Internet : de l'annuaire au moteur ultraperformant.

Aujourd'hui, pour beaucoup (la majorité d'entre nous), recherche rime avec Google ou moins radicalement avec moteur de recherche. Or, aux débuts "grand public" du web, les annuaires tenaient une place tout aussi prégnante que les moteurs, à l'instar de yahoo! qui s'était à son origine bâti comme "annuaire de référence". Il n'était pas rare alors de croiser recherches par moteur et recherches par annuaire. Cela vit dès lors le succès de certains métamoteurs, qui se posaient dès lors comme des outils hybrides rendant les recherches nettement plus rapides et efficaces. Mais petit à petit, avec l'accroissement incessant du nombre de sites web, les annuaires devinrent illisibles avec des catégories comprenant des millions de sites, une multiplication aveuglante du nombre de sous rubriques, nécessitant une recherche arborescente de plus en plus compliquée pour les novices. Mais c'était sans compter les travaux de perfectionnement des moteurs de recherche, notamment ceux de Google. Ainsi les moteurs ne se cantonnent plus à trouver les mots de votre requète contenus dans les sites, mais ils doivent développer un algorithme complexe, en ajustement et perfectionnement constant, qui fasse état d'un classement par "pertinence" (même si le terme peut paraître abusif tant la notion de pertinence est subjective). Alors les annuaires sont devenus marginaux. L'exemple le plus flagrant est donné par Yahoo! désormais portail. Là, le moteur de recherche (entre autre) fait guise de page d'accueil alors que l'annuaire est délaissé ... (essayez de trouver le lien et vous comprendrez !). Toutefois, les annuaires n'ont pas sombré mais ils se sont ultra-spécialisés, d'où leur utilité aujourd'hui encore. Sur un sujet général les annuaires sont à éviter (perte de temps, tous les sites ne sont pas référencés, ...) alors que sur un sujet pointu, ils peuvent s'avérer très utile.
Ainsi, aujourd'hui les moteurs de recherche constituent l'outil clef de la recherche documentaire. Recherche rendue d'autant plus complexe que l'on a à faire à une recherche multimédia (textes, photos, vidéos, sons)

2) Du média au multimédia

Internet, à ses origines était surtout constitué de textes. Les seules images présentes faisant plutôt office de "design" que de contenu. Or, un réel changement s'est opéré grâce (ou à cause c'est selon) à l'appropriation par le public de ce média et a fortiori par l'appel à la contribution (bénévole ou esclavagiste) des internautes. Ainsi, les échanges de photos et de vidéos se sont multipliés. La preuve du dynamisme et de la pérennité du côté "multimédia" du web : le rachat de Youtube par Google moyennant plus d'1 milliards 1/2 de dollars (en actions) ! D'ailleurs les sites comme Google Video (feu Youtube), Dailymotion ou Kewego (qui propose d'ailleurs ses services à de nombreuses entreprises comme le fameux Wideo de M6) générent un nombre impressionnant de visites et se haussent parmi les têtes de série des sites les plus visités.
En effet, l'internaute est de plus en plus exigent, réclamant un web de plus en plus "confortable" répondant à ses attentes. Nourri par l'apparente facilité de l'information par l'image ou la vidéo, l'internaute délaisse quelque peu le texte jugé rébarbatif. Pourtant, l'information textuelle s'avère extrêmement stratégique, allant beaucoup plus en profondeur dans l'analyse que ne le peut une image ou une vidéo. Evidemment, photos et vidéos peuvent tout autant être stratégiques, mais le texte demeure la source d'information par excellence. Néanmoins, guidé par les intérêtes économiques, le web répond aux demandes des internautes : plus (+) de vidéos, plus (+) de photos, plus (+) de son, moins de texte. Ainsi du désir de "bibliothèque universelle", on passe à celui de "médiathèque universelle" voire d'"automédiathèque universelle personnalisée" c'est-à-dire alimentée par tout internaute et automatiquement adaptée à lui !

3) Demain, quel web ?

J'avais déjà écrit un billet sur ce que serait le web de demain (cf ici). Aussi, à travers ce que je viens de décrire et expliquer voici une brève synthèse de ce que je pense des tendances du web du futur :
- Un web généralisé, peut-être gratuit ?
- Un web pancollaboratif auquel chaque internaute sera plus ou moins contraint de contribuer
- Un web multimédia faisant la part belle aux vidéos
- Un web personnalisé à chaque internaute en fonction de ses attentes, de ses besoins, de ses centres d'intérêt, ...
- [...]

4) Pour souvenir ...

Pour finir, je ne pouvais pas passer à coté de ce site qui permet de voir comment étaient les sites web il y a quelques années : http://www.archive.org
Par exemple, Yahoo a bien changé ...

Bref, le web évolue encore et sans cesse. Peut-il devenir ce que l'on veut qu'il devienne ? Advienne que pourra !

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