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Web 2050 ... révolution régressive

Web 2100 : révolution régressive ?

De quoi sera fait le web demain ? Comment interagira-t-on avec celui-ci ? Quels changements sociaux, techniques, politiques même, aura-t-il engendrés ? Bref, le web de demain - que je surnomme 2100 - aura-t-il des effets positifs ou négatifs sur notre civilisation ?

1) Web 2100 : pourquoi ce nom ?
Web 2100 en référence à l'année 2100. Pourquoi cette année 2100 ? Pourquoi pas avant ou après ? Tout simplement car il faut bien fixer une date. Ce n'est pas une prophétie : je dis 2100 comme je pourrais dire 2050 (ce qui me semble d'ailleurs plus vraisemblable tant l'évolution technologique est rapide) ...
Web 2100, ça fait aussi penser au fameux numéro à la mode qu'on donne actuellement après le fabuleux mot "Web" ... Oui, après le web 2.0, le web 3.0, le web 4.0 (j'en avais déjà parlé ici), ou encore le web 5, web 6, web 10 etc... (y en a beaucoup d'idioties sur Internet ...), on va arriver rapidement au web 2100, ce web aux caractéristiques exceptionnelles. Tellement exceptionnel ce web 2100 qu'il en serait plus évolué qu'un homme ?

2) Evolution technologique et évolution sociale : des idées d'avance, mais des trains en retard
On ne peut pas considérer l'évolution du web sans l'évolution du monde, de notre Terre. Je pourrais parler de l'éventualité d'un monde extra-terrestre avec des personnalités plus évoluées que nous ... mais cela complexifierait d'autant plus mon propos.
Partons donc du postulat que nous sommes la civilisation la plus évoluée de l'univers et qu'aucune intelligence extra-terrestre ne viendra interférer dans nos affaires sur notre fabuleuse planète.

Evolution technologique et évolution sociale : pas de parallèle ?
Comme on peut le constater, l'évolution technologique (et plus particulièrement celle du web) est largement plus rapide que l'évolution sociale. Preuves en sont les problèmes de droit d'auteur, le téléchargement illégal, les sites illégaux, l'affaire des casinos en ligne interdits en France et pourtant accessibles -heureusement d'ailleurs pour la liberté de l'information-, etc. Bref, le web n'est pas sans poser de multiples problèmes tant il révolutionne les politiques mondiales.
Existe-t-il une équation qui témoignerait de cette croissance technologique au regard de l'évolution sociale ? Oui répondront les défenseurs du "destin", non répondront ceux qui militent plus pour le "hasard". Mais passons ce débat philosophique pour en revenir à nos moutons, difficiles à compter d'ailleurs comme on vient de le voir.

L'évolution technologique toujours en avance sur l'évolution sociale ?
La question qu'il convient de se poser si l'on veut tenter de faire des prédictions les plus réalistes possibles au regard des connaissances actuelles, est celle-ci : l'évolution technologique aura-t-elle toujours un train, ou plutôt une fusée d'avance sur l'évolution sociale ? Je parie que oui. En effet, dès que l'innovation technologique arrive, la société doit s'adapter. On peut prendre l'exemple du web, mais on me reprochera de ne pas prendre assez de recul. Je vais prendre l'exemple des voitures : la réglementation ne cesse d'évoluer tant les possibilités offertes par les véhicules dépassent celles prévues par la loi ... Ou, exemple plus parlant car plus large et concrètement vérifiable, les "Trente glorieuses" : c'est grâce à cette fabuleuse croissance économique engendrée par des évolutions technologiques fabuleuses que la société a évolué pour parvenir aujourd'hui à une société de (sur)consommation. Certes on pourra dire que les évolutions technologiques ne sont pas la cause mais la conséquence de cette évolution sociale. Je vais alors donner des exemple plus concrets : plein emploi, croissance industrielle de l'ordre de 5% par an tout cela en parallèle à un rattrapage technologique de la référence de l'époque (aujourd'hui encore ?) : les Etats-Unis.
Ainsi, on peut en déduire que la technologie aura toujours une longueur (de plusieurs centaines de milliers de kms) d'avance sur le progrès social. L'avancée technologique conditionne l'avancée sociale. Avancée sociale qui contribue par ailleurs au progrès technologique, mais la société aura toujours ce retard : elle est en aval de l'évolution technologique et non en amont.

2) Web 2100 et évolution darwinienne ...
Outre l'évolution technologique, il faut aussi s'interroger sur ce que sera la population de demain. Serons-nous plus intelligents, plus performants ? Les singes se seront-ils mis à Internet (vous rigolez peut-être aujourd'hui, mais je suis sûr que "Dieu" Google ou tout autre futur maître du monde se penche ou va se pencher sur le sujet ...il y a un sérieux marché à gagner ...) ?
Nous en revenons donc à la fameuse théorie de l'évolution Darwinienne : si Internet n'a pas encore disparu aujourd'hui, c'est qu'il s'adaptera au gré des avancées humains ... ou disparaitra au détriment d'un système plus performant. Ainsi, pour tous les tenants de la théorie Darwinienne, on peut affirmer qu'Internet fera parti de notre futur. Et si ce n'est pas Internet, ce sera son petit frère (ah tiens, ca ne sera pas Big Brother ? ) ... Pour les autres, ceux qui ne croient en aucune théorie, on peut se demander comment Internet pourrait disparaitre ... tout du moins sans dommage si grave qu'il causerait la disparition de l'humanité (ouah ! je me surprends à faire un discours ultra alarmiste sur la nécessité de préserver Internet ... serais-je devenu fou ? Serais-je atteint d'une internetite aigüe ?). En somme, demain, Internet sera toujours là et il aura évolué pour répondre à toujours plus d'humains ... ou alors aura réussi sa propagande pour rallier toute la pollution à son (pseudo) intérêt vital, voire humanitaire. Ou encore, autre hypothèse, qui semble d'ailleurs être la réalité actuelle (je dis ça ...), Internet ne sera apprécié que pour certains de ses aspects ... cela tournant essentiellement vers des côtés économique (se faire de l'argent) et stratégique (s'informer judicieusement ...). Et bien évidemment, il y a ceux qui sont d'ores et déjà convaincus (une majorité de la population actuelle), les "collabos" (ceux qui plongent dans Internet par simple intérêt -et, jeu de mot, pour de complexes intérêts financiers-), les rebels (les anti-technologies qui disent non sans réfléchir), et les philosophes, ceux qui, comme moi (je dis ça en toute modestie bien sûr ...), cernent les atouts mais aussi et surtout les dangers offerts par Internet. Mais demain, le risque est de voir tomber ces dits-philosophes vers un discours plus radical se ralliant alors au "oui" ferme et franc ou au "non" sec et sévère. Je ne suis pas épargné et ai conscience de ce risque, d'où le fait que j'écrive mes réflexions ...
Encore une fois, je me suis égaré telle une brebis, mais revenons à nos moutons, encore eux même si aucun d'entre nous n'en est un ... ("la ferme !" s'exclameront certains ...).
Le web 2100 est donc à concevoir en parallèle à ce que seront les Hommes de demain. Non seulement à ce qu'ils seront, mais aussi à ce qu'ils feront et/ou auront fait d'Internet. Les facteurs à prendre en compte sont donc complexes et multiples. Toutefois, on peut supposer, au regard de l'évolution actuelle même si l'on manque d'un recul certain, que la population sera consciemment ou inconsciemment, qu'elle le veuille ou non, reliée au réseau interTerrestre.

3) Le réseau interTerrestre
Demain, Internet aura au minimum évolué technologique, ou alors véritablement muté. Je suis plus partisan d'une mutation flagrante. Mutation dans le sens où Internet sera omniprésent dans nos vies. On conduira avec Internet (les GPS laisseront place aux GPI - Guidages Par Internet - plus fiables car faisant état en temps réel des embouteillages, accidents, pépés qui roulent à 42km sur nationale, etc ...), on fera à manger avec Internet (la domotechnologie comme je l'ai déjà appelé dans l'un de mes précédents posts sur le web 4.0), on rêvera avec Internet, bref on vivra Internet. Et cela qu'on le veuille ou non. Car, à moins de changer de planète, on sera obligé de se soumettre à ces évolutions (ou évolutions régressives c'est selon).
En outre, Internet est réservé aujourd'hui aux pays développés ou en cours de développement. Mais il demeure toujours le trou noir des pays en voie de développement. Présageons que ces PVD seront eux aussi reliés bientôt, si ce n'est à leur initiative (ce qui témoignerait de leur évolution technologique et de leur indépendance nouvelle), de l'initiative d'autres personnes (ce qui témoignerait malheureusement encore de leur dépendance ...).
Ainsi, Internet ne sera plus réservé au web, ni même à l'ensemble de l'évolution technologique (systèmes embarqués, domotiques, etc.), mais bel et bien à la société. D'où le nouveau d'Internet : InterTerrestre. Ce réseau ne reliera non pas un ordinateur à des milliards d'autres, mais une personne à une autre personne (et pas seulement virtuellement). Mais alors, l'homme deviendra-t-il un homme symbiotique ? Le réseau InterTerrestre sera-t-il le cybionte prédit par Joël de Rosnay ?
Cela revient alors à se poser la question existentielle suivante : l'évolution biologique de l'homme connue depuis ses débuts va-t-elle se transformer en une évolution morphotechnologique ?

4) L'Homme 2100

Le propos a largement évolué ! D'une notion de web 2100 on parvient à celle d'Homme 2100. Soit, et si l'Homme et le web avait fusionné ? Non pas simplement fusionné en vivant en parallèle l'un à l'autre, mais en vivant l'un dans l'autre ? Cela est totalement concevable, la preuve en est actuellement avec les stimulateurs cardiaques (pacemakers). En somme, on greffera de la technologie dans l'homme ... et pourquoi pas de l'homme dans la technologie. Aussi ne parlera-t-on plus d'espèce humaine mais d'Interhomme. Ainsi, inventer l'interhomme consisterait à combiner tous les atouts de la technologie (rapidité, mémoire, adaptabilité, etc.) à ceux de l'humain (intelligence et ???). Mais aussi tous les risques.
Bien évidemment, le travail est déjà en cours - excusez ce secret de polichinelle - pour coupler les atouts de l'un et de l'autre en s'épargnant ses points faibles. Mais la fusion homme-machine n'est pas pour maintenant, ni même pour 2100. Mais c'est actuellement ce vers quoi certains veulent tendre. Par intérêt bien sûr. Et pas un intérêt "humanitaire" évidemment ...

Conclusion ?
2100 : horizons brumeux, difficile de voir clair dans mon analyse qui sert de boule de cristal. Mais on peut conclure en disant que l'Homme veut tendre vers un soit-disant progrès, mais qu'il va vite se rendre compte que ce progrès le dépasse aujourd'hui encore. L'espèce humaine n'est pas prête pour une telle révolution en 2100. Laissons le temps au temps, lorsque des intelligences extra-terrestres nous contacteront, il sera temps de mettre au point notre stratégie à la "Mars Attacks" que l'on a commencé à construire en 1989 ... "Internet est né, un mur est tombé ..."

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Education aux médias : pourquoi, comment ?

L'éducation aux médias : un enjeu citoyen majeur

Développer l'éducation aux médias est un impératif citoyen majeur. En effet, les médias libres et indépendants sont garants de la démocratie grâce à la liberté d'expression. Bien évidemment, certains médias sont limités dans leur liberté d'expression, faute aux grands groupes qui les détiennent. Mais tout le but de l'éducation aux médias consiste à faire prendre conscience aux citoyens de ces enjeux sous-jacents qui se cachent derrière cette pseudo indépendance des médias. Attention, je ne tiens aucunement à diaboliser les médias, mais bien au contraire je souligne leur nécessité. Toutefois, vu le pouvoir qu'ils constituent (le 4ème pouvoir comme a pu le définir un journaliste américain, Burke, en 1787), il convient de savoir prendre du recul sur les informations qu'ils diffusent, leur fonctionnement et les relations qu'ils peuvent entretenir tant d'un point de vue politique qu'économico-social.

1) Médias et démocratie
Les médias constituent un élément clé garant de la préservation de notre démocratie et de l'exercice de la liberté d'expression. Leur rôle consiste en effet à analyser les faits qui se produisent en France, en Europe, dans le monde. Toutefois, un média ne peut pas être totalement objectif, cela est naturel ; un journaliste choisit toujours un angle d'approche et ne peut toujours avoir l'intégralité des informations qui lui permettraient d'être totalement objectifs.
Cette notion d'objectivité des médias est très intéressante. En effet, un média peut-il être objectif ? Cela nous conduit à la notion de pluralisme des médias. Chaque média, quel qu'il soit, adopte une ligne éditoriale, se rapproche de telle ou telle opinion, de tel ou tel point de vue. Ce que l'on appelle vulgairement et par un très vilain raccourci "média de droite" ou "média de gauche". Aussi, le fait qu'il y ait une multitude de médias favorise cette diversité de point de vue. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que derrière des médias qui semblent différents, se cachent de grands groupes de presse. Cela constitue donc un sérieux leurre concernant le pluralisme des médias ! En effet, plusieurs médias qui semblent différents répondent en fait aux mêmes directives d'un groupe de presse qui répond lui-même à des enjeux économiques, financiers et politiques

2) Médias et politique
La politique constitue le premier pouvoir. Et bien évidemment, face aux médias, les politiques font tout pour tenter de disperser leurs idées (voire leur idéologie !). Les médias n'en sont pas dupes, les citoyens généralement non plus. Toutefois, face au pouvoir politique, il arrive que les médias deviennent plus "malléables". C'est ceux que je nommerais "médias opportunistes". Selon moi, eu égard au pouvoir et à l'influence que présentent les médias, ils devraient nécessairement et obligatoirement être indépendants de tous enjeux financiers, économiques, sociaux, politiques, etc. Mais les médias ne sont que des entreprises. Et ils doivent réaliser des bénéfices. Et pour cela, ils doivent attirer des consommateurs (ce terme m'a toujours surpris, comment peut-on parler de "consommateur" de média ? Rendez-vous compte de ce que cela sous-entend ? Peut-on être passif face aux médias ? Aberrant !). Ainsi, face à un marché ultra concurrentiel et très prisé (qui ne connait pas le célèbre adage "qui détient l'information détient le pouvoiré), certains médias se laissent influencer ... ou pis encore sombrent dans la démogagie : tout faire pour attirer un maximum de personnes au détriment d'une réelle information riche, juste, impartiale et non influencée.

3) Eduquer aux médias : c'est quoi ?
D'après ce que l'on vient de voir, éduquer aux médias consiste à faire passer les citoyens et futurs citoyens du statut de consommateur passif des médias à celui de citoyen actif.
Cela signifie tout d'abord que ce citoyen ou futur citoyen est conscient de tous les enjeux sous-jacents que l'on vient de lister. Un média peut être influencé, faute à des intérêts économiques. Un exemple concret : la publicité. Voyez-vous une importante société qui diffuse une multitude d'annonces publicitaires critiquée objectivement dans un article dans ce même média ? Cela signifierait alors pour ce média la perte d'un important client, de sources de revenus et donc un important risque quant à la survie du média.
Ensuite cela signifie que le (futur) citoyen ne se contente pas d'une information diffusée par tel ou tel média, mais va la vérifier, la croiser avec d'autres sources d'informations : en clair, essayer de croiser la diversité des angles d'approches, des points de vue, pour se faire sa propre opinion en connaissance de cause.
Enfin être éduqué aux médias, c'est assurer une veille continue tout au long de sa vie, c'est parfaire sa connaissance des médias, suivre leur évolution, se tenir informé des débats qui traversent les médias. En effet, c'est en comprenant comment ils fonctionnent, quels sont les problèmes rencontrés, que le citoyen cernera tous les problèmes des médias actuellement.

4) Eduquer aux médias : comment ?
Eduquer aux médias est un travail continu qui s'affiche tout au long de la scolarité d'un élève mais aussi tout au long de sa vie. En effet, toute personne est quotidiennement confrontée pendant de nombreuses heures à une diversité de médias. Il convient donc de prendre conscience de leur omniprésence et de savoir vivre avec. Il ne suffit en effet pas de les connaître, mais aussi de savoir les utiliser judicieusement en connaissance de cause.
Le rôle des parents est ici essentiel : ce sont eux qui sont en première ligne pour contribuer à former leur enfant. Tout aussi essentiel, si ce n'est plus, le rôle de l'école. Longtemps, l'école négligeait les médias, en avait peur. Mais depuis quelques années, l'ensemble des politiques tant au niveau national qu'européen soulignent la nécessité d'une telle éducation aux médias.

5) Les médias : petit bilan
Je pourrais parler durant des heures et des heures des médias tant le sujet est intarissable. Aussi, voici une petite synthèse en citations de tout ce que je viens d'écrire.

- Plus il y a de médias dans une société, plus cela signifie que la démocratie est en bonne santé. Néanmoins, vigilence à ce que cette diversité des médias soient bien indépendants les uns des autres
- Plus un citoyen exploite en toute vigilence la diversité des médias, mieux la démocratie se porte
- Les médias, comme la politique, constituent un important pouvoir. Il est indispensable que les citoyens fassent tout pour préserver les médias indépendants pour ne pas laisser la main-mise de grands groupes de presse sur ces médias ... La démocratie est en jeu
- Les médias n'ont pas pour vocation de manipuler le public. Toutefois, si ce public n'a pas été formé, alors il est nécessairement manipulé.
- Les parents et l'école ont un rôle essentiel dans la formation des futurs citoyens d'un monde aux médias omniprésents
- L'éducation aux médias est un travail continu qui commence dès notre naissance et qui se poursuit jusqu'à notre mort.

Soyez citoyen, développez la démocratie, préservez les médias tout en gardant un oeil sur leur indépendance et la véracité des informations qu'ils diffusent !

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Initiation à une lecture critique de différents médias d’actualité en classe de quatrième

Initiation à une lecture critique de différents médias d'actualité en classe de quatrième

Suite à la réalisation de mon écrit professionnel (PLC2 Documentation à l'IUFM de Strasbourg), je vous propose de découvrir le résultat de mon travail concernant l'initiation à une lecture critique de différents médias d'actualité en classe de quatrième. La séquence pédagogique a été réalisée avec la classe de 4°1 du collège du Bernstein de Dambach-la-ville durant l'année scolaire 2008-2009.

Vous trouverez le document pdf intégral (avec annexes) de mon travail en cliquant sur le lien de téléchargement en bas de ce billet. J'espère qu'il saura répondre à vos besoins et vous sera utile.

Pour toute question ou publication, même partielle, merci de me contacter.



SOMMAIRE



INTRODUCTION


1- Les jeunes face aux médias d’actualité : quels comportements et quelles représentations pour quelle pédagogie ?

1.1- Médias et actualité : quels usages des jeunes ?

1.2- Des sollicitations multiples pour contribuer à former des citoyens du monde

1.3- Une éducation transdisciplinaire contextualisée


2- Des médias différents, des stratégies de lecture semblables ?

2.1- Découvrir la diversité des médias : une approche complémentaire

2.2- Discerner la multiplicité des sources pour gérer l’abondance des actualités

2.3- Distinguer la complexité des médias et prendre du recul sur leur attractivité


3- Professeur-documentaliste et CDI : des pivots de l’éducation aux médias

3.1- Ecrire et exposer ses articles au CDI : s’exprimer en tant que (futurs) citoyens

3.2- Elèves initiés et demandeurs, Ecole formatrice et répondante

3.3- Un apprentissage continu, progressif et durable


CONCLUSION


SOMMAIRE DES ANNEXES


GLOSSAIRE



RESUME
Les médias, éléments clés garants de la démocratie, sont omniprésents et très utilisés par les jeunes notamment. Aussi, ces médias nécessitent une éducation spécifique, eu égard à leur complexité et à l’abondance d’actualités qu’ils diffusent. C’est tout l’objet de l’initiation aux médias d’actualité, proposée aux classes de quatrième, par un travail en partenariat entre différents enseignants. Apprendre les spécificités et la complémentarité des différents médias d’actualité, et tout particulièrement le journal « papier », Internet et le journal télévisé, contribue en effet à faire prendre conscience aux élèves de l’importance de la liberté d’expression et du pluralisme des médias dans une société démocratique. Cette initiation doit être intégrée dans un réel projet d’éducation aux médias : elle en constitue le socle. La finalité est de former des citoyens du monde autonomes et doués d’esprit critique.

MOTS-CLES
Actualité, éducation aux médias, formation du citoyen, internet, journal télévisé, presse.


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Si vous avez des remarques, des questions, faites-en part en réponse à ce billet.


Pour télécharger le fichier pdf de cet écrit professionnel :

http://montmahoux.free.fr/initiation-medias-actualite-quatrieme/Ecritpro-LudovicGavignet.pdf

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Les disciples de Dieu Google

Posted by Webmestre L.G on 10:37 in , ,
COUP DE GOOGLE ... euh non COUP DE GUEULE !

* LES DISCIPLES DE DIEU GOOGLE *

- "Quand est mort Napoléon ?" - "Attendez m'sieur, j'vais sur Google !"

- "Comment s'écrit ABERRANT ?"
- "Habb Herran ? C'est qui ? J'vais sur gougueule m'sieur !"

- "Comment tu t'appelles ?"
- "J'vais voir sur Google !"

Google par ci, gougueule par là ... Les élèves n'ont que ce mot à la bouche. C'est le mot magique, le sésame, la clé de tous les savoirs, la bibliothèque de Babel. Mais c'est aussi un algorithme ("un algo quoi ?"), une société ("moi j'ai plein d'jeux comme ça"), une industrie ("mon père vient d'être mis au chômdu"). Mais où va-t-on ?

Même les profs s'y mettent. "Vous ferez votre exposé à partir de Google" ... mais ils y mettent quand même un bémol "Pas de copier-coller" ... Et puis quoi encore ?
Dans tout ça, quelle légitimité pour le gentil professeur-documentaliste plein de bonnes intentions avec les multiples documents dont il veut faire prendre conscience de l'utilité aux élèves : les encyclopédies ("mais on trouve tout sur Google !"), les dictionnaires ("mais google il la donne tout de suite, on perd pas d'temps !"), les livres documentaires ("y a trop à lire, avec google il suffit de cliquer sur le premier site et on a le résultat !"), etc. Même en maths, plus besoin de calculatrice : "tu tapes l'opération dans google et t'as l'résultat".
Bref, avec Google on peut tout faire, on a plus besoin de rien, le CDI ne sert à rien, l'enseignant-documentaliste sert de potiche (ou de "chargé de photocopies" et responsable de la machine à café) ... Les élèves peuvent désormais tout faire, seuls, grâce à Google.

Les jeunes déserteraient la religion ... c'est faux ! Regardez le culte voué à Dieu Google, les 6 lettres magiques ... Désormais, on est obligé de contraindre (le terme est approprié) les élèves à utiliser les différents livres documentaires et périodiques pour leurs recherches (au détriment de leur Dieu, si cela n'est pas terrible !)? Sans cette contrainte (et hou! qu'elle est douloureuse pour les élèves), la poussière s'accumulant sur ces documents aurait la hauteur du manteau neigeux de La Plagne un 15 janvier (pas la peine de demander à Dieu Google, il s'agit juste d'une métaphore pour dire "Beaucoup")...
L'élève : "Avhec Gouguêule, cé trô gényalle m'sieur, y a tous qu'est-ce qu'ont voeux !" ...
Le prof-doc : "Ah cela est tout à fait exact : tu peux en effet accéder à énormément de documents et informations via Google, mais vu que tu ne comprends rien, à quoi cela te sert-il ?"
L'élève : "Té relou m'sieur, gé rien comprit a qu'es-ce que t'a dis !"

Des solutions ?
Elles s'appellent conscience professionnelle (message à certains enseignants) et professeur-documentaliste (vous savez, celle ou celui qui est planqué(e) toute la journée derrière ses livres à boire du café, à faire des photocopies et à lire parce qu'elle n'a rien d'autre à faire !).

"Comprenne qui voudra. Changera qui pourra."

PS ironique que certains ne manqueront pas de me faire remarquer : Blog hébergé chez Dieu ! :D

Image : fake réalisé par http://www.logoogle.com/

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Sombres journées

Posted by Webmestre L.G on 11:58 in ,
Refroidissement climatique sur la planète prof-doc

Le temps hivernal perdure pour les enseignants documentalistes. Les éclaircies provenant de la FADBEN, de rapports de certains IGEN, des recommandations du M.E.N., des textes parus au B.O., et des échos donnés à de célèbres défenseurs de la profession n'ont été que temporaires : l'anticyclone s'est éloigné laissant présager une dépression généralisée sur la planète prof-doc.

Que va devenir la planète dans l'univers "Education" ? Son refroidissement climatique va-t-il engendrer la disparition de l'espère prof-doc ? Va-t-on revenir en arrière contredisant ainsi la théorie darwinienne de l'évolution ? Le prof-doc va-t-il se décomposer en 2 : professeur d'un côté, documentaliste de l'autre ? Ou, pis encore, le prof-doc va-t-il muter en simple documentaliste de l'éducation nationale ?
Je regarde l'horizon, toujours aussi sombre. La tempête s'annonce. Mais pas d'alerte rouge, alors même qu'il ne faut pas être devin pour présager de l'ampleur de cette tempête et de ses conséquences terribles. Qu'adviendra-t-il de l'univers Education si la planète prof-doc est détruite ?

Une seule solution : l'invasion extra-terrestre des enseignants-documentalistes dans toutes les autres planètes de l'univers "Education" et plus particulièrement dans la galaxie "Education à l'information". Oui, l'enseignant-documentaliste doit conquérir (et non pas envahir) ces autres planètes. Un traité global doit bien évidemment se mettre en place : pas de ligne de démarcation entre les disciplines "officielles" et la discipline par essence transversale qu'est la documentation ou plus généralement l'information-documentation. Il faut bien au contraire une fusion totale pour un travail commun (forcément) vertueux. Mais comme toute arrivée extra-terrestre, cela fait peur.

En 1986 a eu lieu la première constatation officielle de l'existence de l'espèce extra-terrestre qu'est l'espèce "prof-doc" autrement appelée "enseignant-documentaliste" ou trop restrictivement "documentaliste". On a réussi à déterminer qui elle était et ce qu'elle faisait ... mais aussi les risques qu'elle présentait, à savoir s'immiscer plus ou moins discrètement dans les autres planètes "disciplinaires". Mais l'ambiance était au pacifisme : la nouveauté intéressait, intriguait même.
1989 marque l'intégration de l'espèce prof-doc dans la galaxie "Education à l'information" et même dans l'univers "Education". Oui, cette espèce est totalement complémentaire : "elle est comme nous, elle enseigne !" s'exclamaient les enseignants les plus ouverts.
Malheureusement depuis, l'intérêt pour cette espèce est vite retomber. Bien heureusement, le prof-doc est une espèce sociable, à la recherche permanente de contacts : c'est ainsi qu'elle a su subsister dans cet univers. Mais par endroit, l'ambiance y est malsaine : vivre avec cette espèce extra-terrestre fait peur, gène même parfois.
Alors, au fil des années, on propose plus ou moins officiellement des pistes de collaboration avec les prof-doc. Certains s'investissent dans ce dialogue, d'autres l'évitent, enfin certains le contestent.
Depuis, les prof-doc attendent. Ils attendent qu'on légitime encore et encore leur rôle, leur fonction, leurs atouts, leur intérêt pour les "élèves", ces êtres en formation. Ils militent pour se faire toujours connaître, mais surtout encore et toujours reconnaître. Sans cela, nous allons vers une destruction de la planète prof-doc.

C'est pour tout cela que les profs docs se battent. Certains, de plus en plus, désespèrent, désertent même la planète prof-doc voire la renient. Mais l'apocalypse n'est pas encore pour demain ... quoique ...

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Risque(s) informationnel(s) ?

Risque(s) informationnels (s) ?
Cette question-problème à laquelle je tente de répondre m'a été inspirée par le sujet de l'épreuve du CAPES Externe de documentation de 2008.
Le Web évolue sans cesse, satisfaisant toujours plus aux demandes voire exigences de ses utilisateurs internautes. Mais les internautes sont multiples, ils ont une vision différente du web et des opinions différentes quant à son éventuel contrôle et/ou protection.
Alors en quoi les agissements de tout un chacun influeront sur la destinée du web ? Le web peut-il concilier 2 conceptions antagonistes à savoir le point de vue "sécurité free-flow" et le point de vue "liberté agora" ?

Sécurité Free-Flow, Liberté Agora, 2 visions bien différentes !
Deux visions s'affrontent quant à la vision actuelle du web : le "tout-sécuritaire" contre la "libre circulation des idées", la protection des libertés individuelles contre un accès universel à l'information.
Sécurité Free-Flow : Consiste à assurer une sécurité accrue du système d'information. Les dérives sont des systèmes imperméables aux échanges informationnels voire l'avènement d'un univers clos, refermé sur lui-même.
Liberté Agora : Consiste à assurer une libre circulation démocratique de l'information, une totale transparence dans les échanges informationnels. Les dérives sont la capture intempestive d'informations ou encore une entrave à une réelle communication démocratique.
Une solution simple consisterait en ce que ces clans coexistent équitablement, pour éviter les dérives vers lesquelles ils tendent à l'instar des axes de travail définis par le Forum sur la Gouvernance d'Internet d'Athènes (Sécurité, Ouverture, Diversité, Accès). Mais la situation est d'autant plus complexe que le web est envahit par des intérêts personnels, sociaux, économiques et politiques divers.

Quand un axe domine l'autre ...
Les intérêts économiques, marketings et commerciaux font pencher la balance soit d'un côté de l'axe soit d'un côté de l'autre axe ... En effet, prônant la liberté d'expression, certaines sociétés n'hésitent pas à envahir le web, à le monopoliser au détriment d'autres personnes, qui, n'ayant pas les mêmes pouvoirs pour se faire entendre, sont contraints de se taire ou de chuchoter leurs revendications. De plus, ces sociétés tiennent à ce qu'un maximum d'information circule : cela en est d'autant plus facile pour elles de collecter des données personnelles que vous éparpillez plus ou moins intentionnellement sur le web. En bref, la théorie de "transparence" ou de "liberté d'expression" avancée par les grands groupes n'est en fait qu'un leurre pour collecter toujours plus de données personnelles sur vous ... plus ou moins à "l'insu de votre plein gré" comme dirait un grand sportif philosophe ...
Internet serait la grande démocratie, où chacun peut s'exprimer librement, gratuitement, sans contrainte ! Mais cela est sans compter sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC) réservé aujourd'hui encore aux pays développés ou en développement (PED), mais pas à ceux en voie de développement (PVD). Ensuite, des filtres gouvernementaux existent dans de nombreux pays, comme la Chine, la Corée du Sud ... souvent même avec le soutien de grandes sociétés telles Yahoo! Google ou Microsoft !!! On est encore bien loin du "village global" de Mac Luhan ou du "cerveau planétaire" de Joël de Rosnay ...

Des risques pour un risque majeur ?
Les risques listés précédemment sont loin d'être exhaustifs. On pourrait d'ailleurs rajouter les actes cybercriminels voire terroristes qui ne cesseront d'augmenter. Aussi, tous ces risques combinés, ne font-ils pas craindre un risque informationnel majeur ? La technologie ne va-t-elle pas se détruire elle-même engendrant par là même des répercussions sur l'ensemble de l'immense système informationnel mondial ? La question est plus que jamais préoccupante. Préoccupation qui va grandissante chaque jour que le web se développe. Certes il faut veiller à ce que le web ne dérive pas, mais là ce n'est pas une dérive que l'on peut craindre, mais bel et bien un échouement ! Espérons que nous n'en arriverons pas à un échouage (échouement volontaire) !
Comment se définira alors ce risque majeur et quelles en seront les conséquences ?
Le risque majeur sonnera le glas du système techno-informationnel. Et comme une majeur partie des systèmes informationnels ont été transférés sur des supports technologiques, imaginez les conséquences terribles que cela peut avoir pour la stabilité d'une société, d'un état, de la planète ! C'est l'ensemble de l'accès à l'information qui s'en trouvera bouleversé, il faudra réinventer l'accès ancestral à l'information (retour aux documents "physique"), il faudra modifier nos modes d'accès à l'information ("y'a plus Google... mais comment je vais faire !"). Le risque majeur aura donc des répercussions conséquentes sur l'ensemble de l'économie mondiale ... Ah! le seul "avantage" sera qu'enfin les sociétés développées comprendront ce que vivent au quotidien les pays en voie de développement (pour ne pas dire sous-développés).

Encore un point de vue alarmiste ? Oui et revendiqué ! Le danger est à notre porte. Cela est d'autant plus dangereux que de nombreuses sociétés entrouvrent cette porte pour leurs intérêts personnels. Heureusement, l'entrebâilleur de porte à chaîne est solidement maintenu par des internautes convaincus et quelques institutions qui ne sont malheureusement pas assez entendues. Il est donc du rôle de chacun d'aider à ce que cette porte ne s'entrouvre plus, et à la barricader du danger ... tout en laissant passer librement les informations.
Comment faire ? Trouvons ce menuisier de la porte du web de demain : propre, fiable, où les risques sont contrôlés et les dangers maîtrisés par chacun. Encore et toujours la notion de "cybtoyenneté" mais où les politiques internationales ont plus que jamais un rôle à jouer ...

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Révolution numérique, cybercriminalité et cybtoyenneté

Posted by Webmestre L.G on 15:36 in , ,
La révolution numérique :
Développement du web, cybercriminalité et rôle du cybtoyen

Le développement du web, son appropriation par toujours plus d'individus, le développement de ses services engendrent une réelle révolution numérique. Les pratiques sociales et culturelles s'en trouvent bouleversées, et cela n'est pas sans compter le développement de la cybercriminalité.
Alors, comment assurer le développement du web tout en luttant contre cette cybercriminalité ? La cybercriminalité est-elle inéluctable ?

1) Le web demain : ghetto, poubelle, mémorial ou vie parallèle ?
1.1) Le web se développe, ses inconvénients aussi !
Le web se développe, offre toujours plus de services en ligne. Nul besoin de se déplacer, on peut quasiment tout faire de chez soi, même travailler. Certes les relations sociales sont indispensables (voir mon précédent billet), mais le web offre un vaste éventail de services qui nous font gagner énormément de temps : services bancaires, commandes, réservations, achats, ventes, locations, information, ... Mais n'exagérons rien, on ne pourra jamais s'affranchir de relations sociales. Tout du moins pas avant après-demain, notre processus cognitif étant encore loin d'être prêt.
Mais en parallèle à ce développement de services, s'accélère la cybercriminalité. En effet, désormais les "collets marseillais" ont laissé place à des spywares type "Layered Service Provider" ou "Keylogger". Les criminels sont en effet "amenés" (par eux-mêmes) à s'adapter à ces nouveaux réseaux, les transactions "physiques" (c'est-à-dire les retraits à des distributeurs, les achats dans les magasins par exemple) étant de moins en moins nombreuses.

1.2) Que deviendra donc le web ?
Question à laquelle un vaste éventail de réponses a déjà été apporté. Difficile de se projeter, même si je pense que le web existera toujours ... mais risque d'être mal en point si l'on persiste à s'en occuper aussi peu. Le web jonglera entre d'immenses cyberpoubelles, des cyberghettos (sous la forme de sites illégaux regroupant une communauté de cybercriminels), des virus et autres chevaux de Troie, ... et bien évidemment un web propre dont s'occuperont bien les internautes. En somme, le web de demain sera comme la société de demain.

1.3) Que faire ?
Le rôle d'organismes spécialisés dans la bonne gestion et le bonne tenue du web sera primordiale. Certes il existe déjà quelques organismes tels le W3C (World Wide Web Consortium), mais il faudra réellement développer des services spécialisés : e-police (pour arrêter les cybercriminels), e-gipn (pour traquer et stopper les cyberterroristes), e-hopitaux (pour soigner les ordinateurs infectés), ... Malheureusement, actuellement, ces services ne sont que marginaux même s'ils opèrent dans l'ombre de la toile.

1.4) Des actions à entreprendre dès maintenant
C'est dès maintenant qu'il faut agir. La cybercriminalité croît 2 à 3 fois plus vite sur le réseau que les services chargés d'assurer la sécurité de ce dernier. De plus, il est indispensable que ces services spécialisés se développent, soient de plus en plus nombreux et ne soient affectés qu'à des tâches spécifiques à l'instar de ce qu'il se fait dans la société "réelle". Le risque est réel : une main-mise de cybercriminels sur le réseau engendrant alors indéniablement sa mort ou pis encore je pense, une cyberguerre qui n'aura pas de conséquences que virtuelles ...

2) De la cybercriminalité au cyberterrorisme
2.1) Si rien n'est fait ...
Imaginons que le web continue ainsi son développement : une croissance exponentielle de terroristes vis à vis d'une croissance toujours aussi molle de services de sécurité virtuels. Ces services de sécurité seront vite débordés, et même attaqués tant ils seront peu nombreux. Leurs moyens de lutte seront réduits, ils disparaitront et laisseront les cyberterroristes s'approprier plus ou moins officiellement du web. Le mieux dans ce cas étant qu'ils revendiquent leur détention du web, les internautes sachant alors à quoi s'attendre. Mais s'ils ne le revendiquaient pas, cela en serait d'autant plus dangereux pour les internautes qui se laisseraient forcément piéger, abuser, voler, ...

2.2) Cyberterrorisme et terrorisme "réel" : des liens directs !
Vous pensez sans doute que le cyberterrorisme ne présente de danger que pour le web ? Détrompez-vous ! Cyberterrorisme et terrorisme "réel" sont en lien directs. En effet, ce sont les mêmes réseaux qui gèrent ces deux "types" de terrorisme. Ainsi, l'un alimente l'autre, l'un sécurise l'autre, ... Ainsi, si le cyberterrorisme prenait la main sur le réseau et par voie de conséquent sur l'économie mondiale, imaginez le désastre !

2.3) Propos alarmistes ?
Oui ce sont des propos alarmistes mais bien réels ! Je m'insurge de voir que si peu est accompli au niveau des politiques mondiales. Je ne comprends pas pourquoi l'on ne s'intéresse encore que si peu à cette problématique. On ne semble voir que les vertus d'Internet et ces quelques "petits" (par rapport au cyberterrorisme) dangers de désinformation, hoax, pollution, ... Mais les dangers sont pourtant là, bien réels.

3) Tous cybtoyens !
3.1) Agissons en cybtoyen
Un cybtoyen (contraction de cyber et citoyen), est un citoyen sur le réseau Internet. Il s'agit donc de droits et de devoirs à accomplir sur le réseau : agir pour l'intérêt général, respecter autrui, créer des espaces de libre expression, respecter les lois en vigueur, faire valoir ses opinions aussi diverses soient-elles, ...
Il est tout d'abord de notre rôle de cybtoyen de veiller à ce que le web demeure propre, à éloigner ces cybercriminels, à décourager les cyberterroristes. En tant que cybtoyen il nous faut faire assurer le respect des lois internationales et locales, informer nos concitoyens, assister les futurs cybtoyens, bref menez une action citoyenne sur le réseau avec toutes ses particularités !

3.2) Rôle des médias
Les médias auront un rôle primordial à jouer à savoir informer la population sur les spécificités d'Internet tout d'abord. Internet jouit de règles spécifiques, précises, que l'on n'avait pas connu avant. Il est indispensable que les médias développent toujours plus d'émissions, de reportages, d'actualités sur Internet.
Objectif : faire prendre conscience des dangers mais aussi des opportunités de ce nouveau réseau.
Finalité : Assurer la viabilité d'un net autogéré par des cybtoyens, aidés obligatoirement dans leur tâche par des organismes et institutions qui se chargeront de faire respecter la loi et les règles cybtoyennes.

3.3) Rôle de l'école
L'école constitue l'organisme clef dans la formation des futurs cybtoyens. Non, pas de cyberécole, tout au plus en complément. Oui, une école bien physique, bien réelle, avec des relations humaines "physiques". Et en son sein, des programmes clairement adaptés à la nouvelle donne numérique. Des enseignements spécifiques ainsi que des enseignements "intransdisciplinaires "seront proposés. Par "intransdisciplinaires", j'entends entre enseignements sur le réseau numérique et autres enseignements. Bien évidemment, cette rénovation des programmes se fera petit à petit. Et l'Education Nationale en a d'ailleurs bien compris les enjeux en ne cessant de développer les TICE (Technologies de l'information et de la communication pour l'Enseignement) et en évaluant de plus en plus les compétences des élèves. Néanmoins, il parait indispensable que cet enseignement ne soit pas que technique mais porte surtout sur la cybtoyenneté.

La cybercriminalité, de plus en plus présente sur le web, fait contraste avec les méthodes mises en oeuvre pour lutter contre elles. Une réelle prise en compte politique mondiale doit être effectuée. De même, il est du ressort de chacun d'entre nous d'assurer ce rêve d'un web idéal et de combattre cette cybercriminalité avec nos moyens : devenons cybtoyens ! Alors, quand les politiques comprendront réellement la nécessité d'assurer la pérennité du web en le protégeant et en mettant les moyens pour y parvenir ? Espérons pas trop tard ... hormis si l'on souhaite l'apocalypse d'Internet ...




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