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Accès à la culture : nécessairement payant ?

Posted by Ludovic Gavignet on 19:21 in ,
L'accès à la culture doit-il être nécessairement payant ?

La loi Hadopi ne cesse de faire des remous depuis plusieurs années déjà. Or, cette loi on ne peut plus controversée suscite un débat très important dans nos sociétés : l'accès à la culture doit-il être nécessairement payant ?
Nous partirons tout d'abord de la réponse positive à cette question : "Oui, l'accès à la culture doit être nécessairement payant". Puis nous partirons dans l'autre sens : 'Non l'accès à la culture ne doit certainement pas être payant. Cela nous permettra, je l'espère, d'accéder à un point de jonction afin d'apporter une réponse à ce sujet hautement philosophique !

1) Oui, l'accès à la culture doit être payant !
Accéder à la culture, c'est accéder au travail réalisé par une ou plusieurs personnes, une ou plusieurs organisations. C'est cela qui enrichit nos connaissances, qui construit nos réflexions, qui nous divertit intelligemment, qui nous permet de nous sentir vivre en société et d'apprécier cette vie en communauté, qui nous permet d'avancer, bref, qui engendre l'avancée de nos sociétés.
Or, si l'on commence à offrir des accès gratuits à cette culture, ceux qui en sont les constructeurs ou les préservateurs n'en seront que moins bien rémunéré. Etre moins rémunéré, c'est risqué de ne pas pouvoir vivre de cette construction ou préservation culturelle. Et cela présente donc le risque de voir de moins en moins de constructeurs ou préservateurs de culture. Mais dans cette affaire, qui s'enrichit me demanderez-vous ? Certains profitent et abusent de cet argent, mais il s'agit là d'un problème économique comme dans tous les secteurs : c'est bien là le mal des sociétés développées. Aussi, réserver un accès payant à la culture, c'est permettre à des petites sociétés (à des grands groupes aussi évidemment) de continuer à vivre. La culture ce n'est pas qu'un producteur : c'est un ensemble d'individus qui y travaille. L'argent est le nerf de la guerre, pour la culture aussi.

2) Non, l'accès la culture doit être gratuit !
Si l'accès à la culture est gratuit, alors le plus grand nombre pourra en profiter, notamment les plus défavorisés. En offrant la gratuité, on élargit le champ de cette culture et on évite que ne se creuse ce fossé entre des castes qui pourraient accéder à toutes les formes de culture et d'autres classes moins favorisées qui devraient se sacrifier pour y accéder. L'accès à la culture gratuit serait donc un vecteur de rassemblement, d'unité si ce n'est d'union et donc un garant de l'égalité dans l'accès pour tous à la culture. Mais là se pose un problème de fond : sans argent, la culture a-t-elle un avenir ? Autre question : tout le monde doit-il nécessairement accéder à toutes les formes de culture soit la culture ne doit-elle pas être préservée d'un accès trop massif ? Cela nous conduit à nous interroger : offrir un accès gratuit ET général à la culture, ne tendrait-il pas à la dégrader ?

3) La culture : un bien commun riche à partager
En somme, il convient de préserver notre culture, d'éviter d'en faire une marchandise bradée en l'offrant gratuitement. La culture est un service et même un bien. La culture n'est pas un puits sans fond : à trop boire à sa source gratuitement, celle-ci finit par se polluer pour cause de surexploitation, voire se tarir. En outre, certains profiteraient de cette manne du "tout gratuit" pour exploiter à leur avantage cette source. D'où le fait qu'il faille la payer afin de s'assurer de sa sécurité et de la préservation de sa qualité. Mais le problème préalablement soulevé refait surface : pourquoi certains pourraient y accéder facilement et d'autres devraient se saigner pour prétendre à toucher cet univers culturel si lointain de leurs préoccupations ou de leurs envies ? Aussi, un principe plus égalitaire d'accès à la culture devrait s'instaurer : des tarifs proportionnels aux revenus par exemple ...

La Culture est un bien des plus nobles. Il nous faut la protéger, la préserver, s'assurer de son expansion et favoriser son élargissement à toutes les populations. Le problème financier est prégnant dans cette affaire. On souhaiterait, dans un souci égalitaire, que tout le monde puisse accéder aux mêmes services et produits culturels. Or, le coût est un frein non négligeable. A l'inverse, proposer un accès gratuit contribuerait à dégrader la culture et à ne plus nourrir son innovation constante. Alors, pourquoi ne pas instaurer un principe égalitaire : des accès aux salles de spectacles à différents tarifs (concrètement impossible à gérer) ou alors, développer, comme cela est déjà le cas dans de nombreuses villes, des spectacles et autres fêtes culturelles dans les quartiers les plus défavorisés. Le principe étant :
Si tu ne vas pas à la culture, la culture viendra à toi. Si tu n'as pas les moyens d'aller à la culture, la culture viendra à toi. Par contre si tu ne veux pas de la culture, cache-toi !

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Il faut tuer le bataillon Google !

Posted by Ludovic Gavignet on 18:04 in , ,
Il faut tuer le bataillon Google !

La guerre est terrible. On ne la souhaite pas et on préfère logiquement la paix. Mais lorsque la menace est trop prégnante, il faut passer à l'action. Aux armes citoyens !
La menace, encore une fois, vient de Google ... Mais cette fois, pas de Google lui-même, mais de tous ceux qui ne peuvent s'en passer et qui voient en ce Dieu la solution à tous les problèmes ...

1) Mais pourquoi toujours critiquer Google ?
Google, je le rappelle, est une entreprise aux 1001 concepts, aux 1001 idées et aux 1001 applications (tiens voilà un beau slogan ...). Le progrès technologique est un élément très important afin de faire évoluer la société ou plutôt les sociétés. Le problème, c'est que seules les sociétés industrialisées bénéficient de ces progrès technologiques pour l'instant. Tant mieux pour eux, tant mieux pour nous qui lisons ces lignes vous réjouirez-vous .... Je dirais plutôt : "tant pis pour nous". Tant pis car, d'après 99,99% des internautes, seul Google sait développer les bonnes applications au bon moment, seul Google parvient à marier 1001 projets en même temps, seul Google est à-même de sortir une diversité de produits et services dont nous n'avions même pas ressenti le moindre besoin (ha la force marketing !). Certes, Google est LA référence grâce aux moyens considérables dont il dispose. Tout le mal réside bien là : cette (apparente) seule référence conduit à une situation de monopole non pas commercial, mais de monopole de la pensée (et pourquoi pas de monopole du coeur ...). On adapte nos esprits à la pensée Google, nos esprits se formatent et on devient de plus en plus dépendant des programmes devenus nécessaires à notre cerveau. Prenez un élève de n'importe quelle classe, demandez-lui de faire une recherche sur Copernic, sa vie son oeuvre. Quel sera son réflexe ? Dans 99% des cas : Google. (notons en aparté que parmi les 1% restants certains ne sauront pas taper Google correctement ...). On trouvera évidemment d'intéressants résultats avec l'outil de recherche, mais une encyclopédie n'aurait-elle pas été plus rapide et plus efficace (avec tout le bruit documentaire provoqué par quel que moteur de recherche que ce soit) ? Cet exemple sur la recherche documentaire ne doit pas nous faire perdre de vue toutes les autres applications où Google semble devenu maître ...

2) Google : un dictateur élu démocratiquement ?
Quel joli paradoxe que ce titre très joli : "un dictateur élu démocratiquement". Et pourtant, cela a de quoi faire frémir ! Google impose en effet une dictature ou plutôt nous nous imposons la dictature Google. Une dictature gentille s'exclameront certains. Mais comment une dictature peut-elle être gentille ? Ce dont il faut prendre conscience, j'en ai déjà parlé préalablement, c'est qu'un mode de pensée Google s'impose, ce qui rend la prise de conscience de la dictature de plus en plus dure. Mais que faire : faut-il abolir cette dictature ? Je dirais plutôt qu'il faut transformer cette dictature en transparente démocratie. Que les personnes compétentes (hommes politiques, industriels, penseurs, etc) soient régulièrement amenées à réfléchir (c'est d'ailleurs un élément très important de leur métier) et à donner leur avis sur les tenants et aboutissants de chacun des services Google. Car derrière chacune des apparentes magnifiques applications développées se cachent évidemment des effets pervers plus ou moins volontaires (atteinte à la vie privée, spywares, désinformation, failles, etc.). Et c'est de tout cela dont il faut prendre conscience. De plus, lorsqu'une organisation, un état, ou pire un groupement d'états décide de confier directement ou non un travail à Google, il s'avérerait judicieux de réfléchir aux conséquences désastreuses que cela peut avoir sur l'économie (survie de petites entreprises par exemple), sur la démocratie (avoir différentes sources de pensées est garant de la démocratie non ?), sur la politique (influences), bref sur la vie de tout un chacun directement ou non.
On le voit la situation est complexe à analyser et un avis difficile à faire émerger entre tous les avantages présentés par les technologies de la société Google et les inconvénients quant au futur de notre planète.

Il faut tuer le bataillon Google, et non pas abattre l'armée Google. Il faut cibler les agents néfastes de l'armée Google afin de rallier les forces bénéfiques pour notre avenir et surtout l'avenir des pays en développement. Il faut en outre s'assurer de préserver notre démocratie et ne pas colporter l'idéologie Googlienne mais plutôt certaines idées de Google.
Google ne doit pas être une dictature. Et pourtant son empire ne cesse de rallier à sa cause des personnes de plus en plus vulnérables au piège de la pensée Google. Non, Google n'est pas méchant ... mais certaines personnes tirant les ficelles de cette magnifique marionnette ont des intentions qui s'opposent totalement à celles d'une démocratie égalitaire et respectueuse. Mais qui tire donc ces ficelles ? Et qui parvient à manipuler cette marionnette et par conséquent tant de personnes ? [La suite de ce message a été autocensurée. Mais la censure n'existe pas dans une démocratie ! Ha bon, mais ça voudrait dire que ...]
Alors Google, bonnes ou mauvaises intentions ? Les deux mon capitaine. Rappelons aussi que l'enfer est pavé de bonnes intentions ...

PS pour ceux qui n'auraient pas compris mon message et mes précédentes réflexions.

Google, encore et toujours. Sujet inépuisable. Discours alarmiste. Comme d'habitude. Mais qui donc pour contrer cette monopolisation Google ? Peu, trop peu de personnes.

Je me répète car certains risquent de mal comprendre ce que j'exprime : je ne souhaite en aucun cas la fin de Google, je ne critique pas gratuitement Google, je ne dis pas que Google nous manipule, non, loin s'en faut ! La faute vient de notre camp, de chacun d'entre nous. Je souhaiterais en effet une population plus ouverte sur les avancées technologiques offertes par cette société mais aussi par d'autres sociétés, plutôt qu'un simple "Alléluia" à chaque mise en application de l'un ou l'autre des projets Google : je désirerais en effet une réflexion permanente sur les projets de Google et les risques qui leurs sont liés. Le nec plus ultra serait évidemment que l'on associe un nom à chacun des fils de la marionnette Google et à ceux qui influencent chacun de ses gestes, ainsi (et surtout), qu'à tous ceux qui tiennent les fils mais qui ne s'en servent (encore) pas ...

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