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Délires ivres des livres

Posted by Ludovic Gavignet on 19:42 in , , ,
Délires ivres des livres

Je vais vous dévoiler un secret. Et pas un petit secret, le secret qui va changer votre vie. Ce secret tient en 5 lettres : LIVRE. Et petit jeu de mots sur lequel je vais me pencher et m'épancher : l'ivresse du livre.
Oui, nous vivons dans un monde numérique. Non le livre numérique n'est pas l'avenir du livre mais un simple cousin (très sympa au demeurant).
Oui, le livre est une richesse inaliénable. Non le livre ne s'adresse pas uniquement aux aliens dits "intellectuels".
Oui, le livre est un piège dans lequel on ne regrette jamais être tombé. Non le livre n'est pas un puits perdu de temps.

1) Société numérique : l'amour du livre ... papier !
Pourquoi veut-on toujours opposer le numérique au "traditionnel" papier ? Pourquoi désire-t-on que le numérique remplace nos comportements "originels" (et parfois originaux, il faut l'avouer) ? Pourquoi dit-on du numérique qu'il couvre tout notre avenir ? Pourquoi ? Oui pourquoi ? Mais enfin, oui, pourquoi !!! Bon heu ... je vais pas jouer l'auteur de thriller à suspense (hé ! mais tu vas t'bouger l'neurone, y'en a marre de ce suspense à 2 balles !) ... Alors la question était pourquoi : tout simplement car la nouveauté attire tout simplement ! On voit le numérique comme la solution à tous nos maux ... mais pas forcément à tous nos mots. En effet, le livre papier que l'on a longtemps craint voire disparaitre, que les plus pervers souhaitent voire mourir, que certains déclarent même voir s'éteindre, ce livre papier demeure, survit et semble même mépriser tout le mal que l'on dit de lui. J'ai même entendu pas plus tard qu'hier un livre soupirer à mon passage "Pouh, il a beau être prof-doc, il ne fait rien pour nous, les livres poussiéreux" ... Ce à quoi j'ai rapidement répondu en sortant Dédé (oui je donne des petits noms à chacun de mes livres) et en le mettant dans les "Coups de coeur", ces livres qui ont plu à l'un ou l'autre des lecteurs. Hé oui, Dédé est sorti et il a même été très apprécié par les yeux curieux de nos charmantes têtes blondes d'élèves. Tant apprécié, qu'ils ont délaissé les "Grosses Bertha" comme j'aime désigner les ordinateurs. Non pas qu'ils soient "canons", mais qu'ils détruisent le processus de lecture plaisir ... et au-delà - mais ce n'est pas l'objet du propos - tout le processus de recherche et traitement info documentaire. Hopla (dédicace à nos amis alsaciens) !!! Je te vois joyeux lecteur t'esclaffer devant mon propos : "mais c'est qu'il croit au livre papier celui-là, quel optimiste, et il ose contester la suprématie du numérique ... mais il est d'ailleurs très mal placé puisqu'il milite pour le livre papier en publiant ... sur un blog numérique ! Hahahahahahah !!! Hahahhahahah !!! (Répété une petite centaine de fois)". Mais j'y arrive ! Mon propos avance et mes premières explications justifications et autres clarifications. Je suis tout à fait en faveur du numérique : très utile, très pratique, très économique, très écologique, etc. Mais nos comportements traditionnels, notamment ceux de lecteur, ne doivent pas être nécessairement modifiés par le numérique. Je dis bien "nécessairement", car la lecture numérique ou la lecture croisée "papier-numérique" peut intéresser plus d'un lecteur, et tant mieux pour lui : "la lecture est une liberté, soyez libre comme vous le voulez, mais lisez !". Ce que je tiens à mettre en avant, c'est qu'il ne faut pas à tout prix vouloir la peau (ou plutôt la reliure) du livre traditionnel. Tout simplement, car toucher, sentir, ressentir un livre, passe par ce plaisir de l'avoir entre les mains. Certains, pour mieux le regarder, demandent d'ailleurs à le garder : être un bibliophile possessif, c'est pathologique ?

2) Le livre : une richesse inaliénable
Lire un livre, c'est partir dans une aventure. Cette aventure, on la vit virtuellement (oh tiens ! on peut être dans le virtuel sans le numérique, c'est magique !!!). Certains préfèrent garder leur lecture pour eux, dans leur bibliothèque personnel : ce sont les bibliophiles possessifs. Leur principe est simple : la lecture, c'est personnel, je ne peux pas supporter que quelqu'un ait déjà lu ce livre. Les bibliophiles possessifs ont tout compris : le livre est un véritable trésor ... et égoïstement on a envie de le cacher, de ne pas le partager. Rassurez-vous si vous êtes un bibliophile possessif : vous n'êtes pas malade et ce n'est pas mal de garder ce trésor pour vous. Mais si vous culpabilisez trop et que vous ne pouvez vraiment pas prêter votre livre (ça arrive), donnez au moins ses références, que vos amis puissent trouver les frères jumeaux de votre petit trésor ! Hormis les bibliophiles possessifs, il y a les bibliophiles (tout court). Eux, ils sont plus "détendus" vis-à-vis du livre : ils n'hurleront pas dès que vous lui aurez pris son livre, ils aimeront fréquenter les bibliothèques et n'auront pas peur d'effacer la poussière, etc. D'ailleurs, la poussière est un bon témoin de la richesse du livre. On aurait tendance à croire, si l'on suit notre logique, qu'un livre plein de poussière est inintéressant, car (et nul besoin d'être Sherlock Holmes pour le deviner) cela signifie que personne ne l'a consulté depuis bien longtemps. Et pourtant. Il ne faut pas oublier qu'une lecture ne peut être que personnelle : la preuve certains aiment certains livres, d'autres les détestent. Alors, un livre plein de poussière est véritablement une richesse : on a des chances de tomber sur une pure pépite ... que quasiment personne n'aura lu ! Et un lecteur, par essence un peu égoïste (si si je vous assure !), rêve de tomber sur un livre merveilleux et de ne pas partager sa lecture (bouh le méchant !) et surtout de porter ce sourire narquois, quelque peu hautain de l'Homme satisfait de son fait : il a lu, il a su, il a vaincu !
Outre les bibliophiles plus ou moins bibliobsédés (dédicace à un confrère blogueur), il y a ceux qui se disent "non lecteur" ou que l'on désigne vulgairement (sans forcément le vouloir) "faible lecteur". Dans faible lecteur, faible donne un côté péjoratif, or il faudrait plutôt voir la notion de "Lecteur occasionnel". Passons outre le débat de lecteur (tout le monde lit : une étiquette, un message sur papier ou à la télé, les numéros de son répertoire, etc.) et parlons du lecteur de livres. Il est vrai que le livre fait peur avec tous ses formats aux noms barbares : in-plano, in-folio, in-4°, in-8°, in-16°, in-18°. Pourtant il est tout gentil le livre ! Il ne mord pas, il ne pique pas, il ne parle pas (sauf à moi comme je vous l'ai avoué précédemment), il ne détruit pas les yeux (il est quand même nécessaire de le préciser car avec tout ce qu'on voit à la télé ma p'tite dame !), il n'est pas nocif pour la santé (je précise quand même qu'il ne faut pas le manger ...), bref, il n'occasionne aucun effet secondaire ... sauf celui du plaisir ! Alors, si vous (ou si vous connaissez quelqu'un qui) souhaitez entrer dans le cercle très fermé (à double tour) des lecteurs (wahou !!! j'vais pouvoir entrer dans la communauté du livre !!!), suivez ces quelques conseils à la lettre (suivre à la lettre pour lire un livre, c'est plutôt conseillé !) :
1) Lève-toi de ta chaise (sauf si tu es déjà debout)
2) Dirige-toi vers un lieu où il y a des rayons sur lesquels il y a plein d'objets qui relient des feuilles les unes aux autres : ce sont les livres
3) Prends ton ou tes bras pour sortir l'un ou l'autre de ces livres. Pour faire ton choix, écoute si un livre ne te chuchote pas à l'oreille de le "lire".
4) Une fois ton choix opéré, garde bien ce livre en main.
PS : Si tu ressens une légère sensation de brûlure, cela peut-être normal : tu n'as pas l'habitude de porter un livre.
5) Reviens avec ce livre près d'une chaise, d'un banc, ou de tout autre endroit pour t'asseoir confortablement.
PS : Attention : tu risques de devoir rester assis plusieurs dizaines de minutes (voire plusieurs heures) d'affilée : donc installe-toi à un endroit confortable où tu ne risques pas d'être dérangé
6) Installe-toi confortablement et ouvre le livre (pour cela, tourne la première page de couverture)
PS : Attention de bien prendre ton livre à l'endroit. Pour te repérer tu as un texte écris dessus : vérifie qu'il s'agit bien du titre et qu'il est dans le bon sens
7) Lis le texte. Une fois que tu as fini de lire une page, tourne la page pour lire la suite. Fais cela pour autant de pages que compte le livre.
PS : Si tu ne comprends pas ce que tu lis, repose tout de suite ce dictionnaire de grec ancien écrit en latin, ce n'est pas pour toi !

Attention ! Durant ta lecture, tu risques de développer ton imaginaire, de développer des connaissances et pire encore ... de prendre du plaisir !

Conseil : préviens bien ton entourage que tu vas lire (bon n'en fait pas trop, ça leur est à eux aussi sûrement déjà arrivé de lire) : tu risques de rire, pleurer, geindre, être en colère, etc.

Ca y est ? Tu as tout lu ? Tu as fini ? YOUPI !!! Tu es un lecteur. Bon ne te réjouis pas trop, si tu es devenu lecteur, désormais tu as une nouvelle dépendance : le livre. Mais rassure-toi, l'obsession du livre n'est pas une maladie ... mais un virus incurable ! Mais c'est un gentil virus comme nous l'expliquerait Maestro (référence à "Il était une fois ... la vie", série dont je suis d'ailleurs nostalgique :-( ).
Mais maintenant que tu lis tu prends peur : lire ça prend du temps ... Et qu'est ce que je ne vais pas faire d'autre à la place ?

3) Lecture : le trésor chronophage
Oui la lecture prend du temps. Comme tout plaisir, comme tout loisir. Mais pourquoi s'inquiéter du temps passé à lire ? Cette inquiétude des "Lecteurs occasionnels" est légitime : avant de lire, ils avaient beaucoup plus de temps. Mais beaucoup plus de temps pour faire quoi, là est la véritable question. D'ailleurs, le temps passé à lire est loin d'être du temps "perdu". C'est au contraire du temps gagné. Car non seulement on prend du plaisir à lire, mais on apprend énormément de choses, si ce n'est dans le contenu, dans notre rapidité de lecture. Et concrètement, dans notre société surinformationnelle, lire rapidement c'est gagner en efficacité. Bon, ne capilotractons pas trop le fait de lecture. La lecture, c'est un peu une chasse au trésor perpétuel. Et à chaque fois, on trouve le trésor. Certes, parfois ce trésor est de très faible quantité, mais bien souvent, le voyage et le temps passé à ce voyage en vaut toutes les chandelles ... parfois même 36 tellement on a été bouleversé. Alors oui, lire est chronophage. Mais lorsque le lit, le temps s'arrête. Il s'arrête, mais lorsque l'on a fini de lire, il reprend et grignote même tout notre temps de lecture. Une solution : ne jamais s'arrêter de lire (tiens, voilà un record "intelligent" pour le Guiness pour une fois). Bon, les yeux risquent de sortir de la route des lignes au bout du moment ...
D'ailleurs, pour preuve que la lecture est une chasse trésor individuelle et perpétuelle, interrogez n'importe quel lecteur (ils sont faciles à identifier : ils sont verts, portent des lunettes et parlent une langue inconnue de tous) : il vous avouera que leur quête du Graal est incessante depuis qu'ils ont toucher leur premier livre.

En parlant de Graal, le Graal littéraire existe-t-il ? Menons tous l'enquête, et, si vous trouvez le Graal, faites-le savoir, cela m'intéresse. Aparté de lecteur mis à part, j'espère que chacun, lecteur ou non lecteur, aura compris tout l'intérêt que présente aujourd'hui, demain et après-demain encore le livre. J'espère qu'il aura compris que le numérique est certes utile, mais ne remplace certainement pas et ne remplacera cela est sûr jamais, le livre papier. J'espère qu'il aura compris que lire est une véritable passion qui se cultive par elle-même. J'espère qu'il aura compris que l'ivresse du livre est un phénomène formidable qu'il faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie. Au début, lire c'est trop trop dur. A l'épilogue, porter son regarder et laisser porter son imaginaire grâce aux quelques lignes écrites vous embarque pour un voyage sans fin vers ce qui ressemble étrangement à l'épanouissement personnel !

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L'hyperlivre : l'avenir du livre

Posted by Ludovic Gavignet on 17:47 in , , ,
L'hyperlivre se révèle-t-il être l'avenir du livre ?

Comment concilier nouvelles technologies et lecture traditionnelle ? Comment faire en sorte que l'évolution technologique vive en harmonie parfaite avec le trésor culturel qu'est l'objet livre ? La solution est-elle que la technologie s'immisce discrètement et indirectement dans l'objet traditionnel qu'est le livre ? Nous allons porter notre étude en nous appuyant sur le concept du nouveau livre de J. Attali, livre que certains appellent déjà "hyperlivre" : "Le sens des choses".

1) Le livre doit-il évoluer ?

Le livre est un objet magique, un trésor qui se transmet de générations en générations, un passage secret pour s'évader librement. L'objet livre est une réelle merveille : il couche sur quelques feuilles de papier un ensemble de lettres, de mots, de phrases, qui assemblées, nous permet d'embarquer pour un voyage dont nous ne connaissons aucunement la destination, pour notre plus grand plaisir. Aujourd'hui encore, il parait inconcevable de se passer de cet objet livre ou de le voir muter en un autre objet. Les prototypes de livre numérique ne convainquent guère que les geeks. Alors, la solution consiste à conserver tout l'attachement que portent les lecteurs au bon livre traditionnel ... en tentant de lui offrir une valeur ajoutée qui n'altère en rien l'ouvrage. Mais la question préalable à se poser est bien celle-ci : le livre doit-il évoluer ou pourquoi le livre devrait-il évoluer ? En effet, avez-vous déjà vu quelqu'un se plaindre d'un livre (hormis pour ce qui concerne son contenu) ? N'êtes-vous pas surpris de voir toujours autant de personnes lire avec un réel plaisir un livre sur un banc public ou dans son jardin secret, cloisonné dans sa chambre ? On constate dès lors que le plaisir est là . Le lecteur ne demande rien d'autre : il prend du plaisir en lisant et c'est là l'essentiel. Mais alors, pourquoi le livre devrait-il évoluer si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes m'interroge-je candidement ? On me rétorquera que l'on peut mieux faire, que le plaisir peut être accrû tout en préservant l'intégralité des qualités originelles et originales de l'objet-livre. Bon, je vais acquiescer, mais comme tout discours marketing, j'ai bien peur que l'on crée un nouveau besoin ... dont on avait bien évidemment nullement besoin.

2) L'hyperlivre : un concept marketing ?
On vient de le voir, le livre n'a pas besoin d'évoluer. Mais on veut toujours faire mieux ... plutôt, les éditeurs veulent reconquérir des parts de marché ... Mais soyons moins critique : on veut donner plus de valeur à l'objet-livre en lui offrant une réelle valeur ajoutée et ainsi prétendre à attirer de nouveaux lecteurs. Soit, mais cela ne me convainc pas. Aussi, pourquoi lancer un tel ouvrage maintenant ? La situation du livre n'est pas des meilleures : il y a de moins en moins de lecteurs de littérature (mais qu'est-ce que la littérature ...). Pour autant, la diversité éditoriale n'a jamais été aussi grande. Tout lecteur se réjouira donc de cette offre pléthorique qui constitue autant de portes ouvertes vers les multiples trésors de la langue qui permettent de partager sentiments et parfois ... sensations ! Mais à qui se destine l'hyperlivre : à ces lecteurs convaincus, à cette foule de lecteurs qui délaissent peu à peu la littérature ou encore à toutes ces personnes qui ne lisent pas (de littérature) ? A tous répondra-t-on sur une tonalité commerciale. Car il s'agit bien là d'un commerce : ouvrir le livre en lui donnant encore plus d'espace. Techniquement mais sans rentrer dans les détails, il s'agit d'un livre interactif par les moyens du téléphone portable, de l’Internet et du Flashcode. Grâce à cela, on peut accéder à plus de contenu. Mais pourquoi ne pas insérer directement ce contenu dans le livre : car on veut ajouter du multimédia ou de l'interactivité. Mais alors, l'hyperlivre n'est plus un livre. Tout du moins, il ne mérite pas qu'on l'appelle livre avec quel que préfixe ou suffixe que ce soit. Non, car le synonyme de livre est évasion et je ne veux pas être guidé ou dirigé dans mon évasion. Une évasion permet de toucher cette liberté. Et je ne veux pas d'une liberté surveillée, encore moins dictée.

3) Peut-on élargir l'évasion vers une plus grande évasion ?
Revenons à la notion de livre. Un livre est un objet qui nous permet de nous évader, de divaguer, de errer, de se perdre souvent pour notre plus grand plaisir. Chaque livre est perçu différemment par chacun d'entre nous, fruit de nos histoires personnelles, de nos connaissances, de notre culture, de nos ressentiments. Bref, un livre se vit personnellement (mais se partage aussi, bien évidemment). Alors pourquoi vouloir faire dire encore plus à cet objet ? Pourquoi vouloir donner à la littérature d'autres formes ? La littérature peut-elle se marier au multimédia ? Je ne pense pas. Rien n'est plus fort que le pouvoir des mots. Evidemment, la musique aussi permet de s'évader, les images nous offrent la possibilité de rêver. Mais vient alors la véritable question : peut-on combiner évasion littéraire et évasion musicale ? Sujet délicat et difficile d'y répondre. Difficile d'y répondre car chaque réponse est différente pour chaque individu que nous sommes. Certains sont plus sensibles à la musique, d'autres à la force des mots. Ce qui reviendrait à s'interroger sur l'éventuelle différence entre culture auditive et culture visuelle. Ah ! que le sujet est intéressant, j'espère que certains philosophes, des psychologues et autres experts habilités à répondre avec des arguments fiables et valides se pencheront sur la question tant les enjeux, on a pu le voir, sont importants.
Ainsi, le pari relevé par Jacques Attali avec ce nouvel ouvrage répond à divers objectifs : interroger sur "le livre peut-il évoluer ?", réaliser un buzz marketing (ah lorsque l'on "attaque" le livre quelles réactions vives nous pouvons avoir !), tester ce nouveau concept sur le public.

Je ne pense pas que l'on puisse parler d'hyperlivre. Objet hyperculturel me conviendrait d'autant mieux. En effet, ce nouvel objet se base certes sur l'objet-livre, mais il le dépasse si largement, qu'il s'ouvre à d'autres cultures. Parler d'hyperlivre me conduirait à considérer cet objet comme un guide de lecture. Alors on me dira de me passer de ces annexes qui ne consistent qu'en quelques logos imprimés, mais ils altèrent selon moi la liberté du livre, sa richesse, même si ici, c'est l'auteur lui-même qui veut nous mener vers plus de contenu. C'est pourquoi je ne suis pas contre cette idée a priori, mais que cet objet s'appelle objet hyperculturel. Cet objet marie ainsi diverses cultures : aujourd'hui culture visuelle et culture auditive, demain peut-être s'ajouteront la culture olfactive, la culture tactile et la culture gustative. Une idée que ne manqueront pas de creuser les industriels les plus à la pointe.
Ne me parlez pas d'hyperlivre, mais de ce "nouvel objet culturel qui marie les cultures" ... avec plus ou moins de succès et surtout ... qui ne présente aucun intérêt ... en l'état actuel de son développement. Avis personnel.

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