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Serious Games (Jeux sérieux) : quand les jeux sérieux servent l'éducation

Posted by Ludovic Gavignet on 18:52 in , , , ,
Serious Games : Jeux sérieux
Quand les jeux sérieux servent l'éducation

Les jeux sérieux se développent chaque jour un peu plus grâce à une demande de plus en plus forte de la part des jeunes et des moins jeunes. Les serious games, ce sont des jeux oui, mais à valeur éducative.
Aussi, quels sont les jeux sérieux et se valent-ils tous ? Que peuvent apporter les jeux sérieux à la pédagogie ? Les jeux sérieux peuvent-ils supplanter les enseignants et autres pédagogues ?

1) Jeux sérieux, serious games : de quoi parlons-nous ?
Les jeux sérieux sont par définition des jeux qui apportent des connaissances, compétences, aptitudes, à celui qui y joue. On pourrait considérer les jeux sérieux comme des jeux éducatifs, c'est-à-dire qui permettent d'apprendre en s'amusant (ludoéducatifs). Les jeux sérieux abordent de multiples thématiques : développement dirable, mathématiques, géographie, histoire, technologie, architecture, etc. Bref, il y en a pour tous les domaines qui sont traités de près ou de loin par l'Ecole. Mais où se situe la frontière entre véritables jeux sérieux et des jeux à prétexte éducatif ? En effet, nombreux sont les jeux qui prétendent apporter des connaissances ou compétences utiles à des (futurs) citoyens, alors même qu'il ne s'agit que d'un prétexte. Ainsi, développer une ville est-il un jeu sérieux ? Oui de par ses côtés de gestion économique, d'urbanisme, de prise en considération des multiples contraintes, non de par ses options "destruction automatique", de par ses cheats-codes (codes de triche), etc. En somme, tout jeu peut avoir un élément de portée "sérieuse" (au sens éducatif du terme), mais il ne faut surtout pas que les options ludiques surpassent ces considérations éducatives. D'un autre côté, on peut observer que certains jeux sont totalement éducatifs : jeux-geographiques.com par exemple aborde vraiment l'apprentissage de connaissances sans "fioritures" inutiles. Mais ces jeux, très prisés des enfants notamment, apportent-ils réellement quelque chose sur le côté éducatif ? Modifient-ils la relation des élèves à la pédagogie en développant l'autodidactisme, avec tous les dangers potentiels que cela peut couvrir ?

2) Quand les jeux sérieux (dé)servent la pédagogie
Les jeux sérieux sont implantés dans les établissements scolaires avec des élèves demandeurs de ces jeux. Lorsque les élèves ont du temps libre, ils veulent jouer. Ainsi, il suffit du mot "jeu" pour que les élèves s'intéressent aux jeux sérieux et à l'apprentissage. En effet, les élèves préfèrent nettement les "jeux sérieux" sur Internet au même cours qu'il pourrait avoir ! Pourquoi ? Tout simplement car les élèves sont autonomes (ils veulent apprendre par eux-mêmes) et surtout il y a la notion de "jeux". Certes ce sont des jeux sérieux, mais le terme "jeu" résonne dans la tête des élèves comme un mot-clef essentiel. Aussi, les élèves ont-ils vraiment l'impression d'apprendre quelque chose ou font-ils cela uniquement pour le divertissement ? A vrai dire, d'après ce que je peux voir dans le CDI, les élèves apprennent sans même s'en rendre compte. Ils jouent, rejouent et surtout s'entraident. Jamais je n'ai vu les élèves s'impliquer autant dans un travail en autonomie et en entraide que grâce à ces jeux sérieux.
Mais qu'est-ce qui les motive donc dans ces jeux sérieux ? En fait, les élèves sont friands d'évaluation. Ils veulent savoir ce dont ils sont capables et surtout, être les meilleurs. Et pour cela, ils acquièrent un concept clé qui leur servira tout au long de leurs études, notamment dans le sport : s'échauffer, s'entraîner, essayer, s'améliorer, recommencer, etc jusqu'à être le meilleur. Cet esprit de compétition n'est pas du tout néfaste, car il ne s'agit pas de gagner pour écraser les autres, mais de gagner pour montrer que l'on a réussi à dépasser des limites que l'on croyait infranchissables. Voilà, j'en ai fini de vanter les louanges de ces jeux sérieux. Revenons au cœur de la problématique posée : les jeux sérieux peuvent-ils remplacer la pédagogie traditionnelle ?

3) Jeux sérieux et Education : amis ou ennemis ?
La pédagogie est une affaire de professionnelle. Il s'agit d'user de techniques et stratégies afin de faire acquérir à chacun, dans sa diversité, les connaissances qui lui sont utiles et qui sont prescrites par l'Ecole notamment. Aussi, les jeux sérieux n'apportent aucune pédagogie : ces jeux s'adressent indifféremment à tout le monde et ils sont automatisés. L'évaluation est commune pour tous, quel que soit son âge, ses progressions, etc. Certes les jeux sérieux proposent différents niveaux, mais cela ne change en rien le problème soulevé. Ainsi, les jeux sérieux permettent d'acquérir des connaissances, mais comment s'assurer des connaissances acquises par chacun, et surtout comment s'assurer que les élèves peuvent transférer ces connaissances. D'ailleurs, je parle de connaissances, mais ces connaissances ne se transformeront peut-être jamais en savoir : en effet, comment un élève peut intégrer seul de telles connaissances ? Pour l'exemple des jeux géographiques, certes il saura sur le moment que la ville de Besançon se situe dans le Doubs, "à droite sur l'image" comme ils diront (au lieu de "à l'est sur la carte"). Mais, en dehors du jeu, vont-ils s'en rappeler, vont-ils voir l'utilité de cette connaissance ?
Les jeux sérieux sont donc très utiles pour conforter des connaissances préalablement acquises, pour transférer certaines de ces connaissances, pour créer du sens et du savoir ou alors, pour préparer le terrain à des connaissances qui viendront ultérieurement et qui seront bien évidemment présentées par un pédagogue.

Les jeux sérieux sont des jeux très utiles, puisqu'ils permettent aux élèves de conforter des connaissances et de s'investir dans un "travail". Les élèves eux-mêmes n'ont pas l'impression d'apprendre, puisque selon eux ils ne font que "jouer". Certes, le jeu contribue à former l'individu, mais grâce aux jeux sérieux, cette formation se fait intellectuelle grâce à l'apport de connaissances. Les jeux sérieux apportent ou supportent des connaissances. Les élèves s'investissent pleinement dans ceux-ci, n'hésitant pas à s'entraider ... et à mener des petites compétitions pleines de fair-play. Mais le rôle des pédagogues et tout particulièrement des enseignants est indispensable. Non pas forcément pour être derrière les élèves lorsqu'ils jouent à ces jeux sérieux (sans quoi il y a fort à parier qu'ils cesseraient de jouer), mais pour s'appuyer sur ces jeux pour aider les élèves à apprendre. Oui, il est impératif que les enseignants considèrent avec sérieux les jeux sérieux, d'autant qu'ils leurs permettent de gagner du temps. Les élèves n'ont pas l'impression d'apprendre et ne rechigneront certainement pas à une petite séance imposée de "jeux sérieux", même depuis chez eux.
- Les "Jeux sérieux" (les vrais, c'est-à-dire ceux qui auront été préalablement sélectionnés par un ou plusieurs enseignants) doivent être autorisés aux élèves, à tout moment sur leurs heures d'étude.
- S'appuyer sur les jeux sérieux peut être une aubaine pour les enseignants. Ces derniers ne doivent pas avoir peur de dire : "Ce soir, vous jouerez à ce jeu, on en reparlera demain".

Désormais, il n'y a plus qu'à attendre et espérer que les jeux sérieux se développent encore en ne tombant pas dans la dérive de la démagogie, des options "irréelles" et demeurent de véritables jeux qui permettent d'acquérir une multitude de connaissances ou compétences. A suivre donc !

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Délires ivres des livres

Posted by Ludovic Gavignet on 19:42 in , , ,
Délires ivres des livres

Je vais vous dévoiler un secret. Et pas un petit secret, le secret qui va changer votre vie. Ce secret tient en 5 lettres : LIVRE. Et petit jeu de mots sur lequel je vais me pencher et m'épancher : l'ivresse du livre.
Oui, nous vivons dans un monde numérique. Non le livre numérique n'est pas l'avenir du livre mais un simple cousin (très sympa au demeurant).
Oui, le livre est une richesse inaliénable. Non le livre ne s'adresse pas uniquement aux aliens dits "intellectuels".
Oui, le livre est un piège dans lequel on ne regrette jamais être tombé. Non le livre n'est pas un puits perdu de temps.

1) Société numérique : l'amour du livre ... papier !
Pourquoi veut-on toujours opposer le numérique au "traditionnel" papier ? Pourquoi désire-t-on que le numérique remplace nos comportements "originels" (et parfois originaux, il faut l'avouer) ? Pourquoi dit-on du numérique qu'il couvre tout notre avenir ? Pourquoi ? Oui pourquoi ? Mais enfin, oui, pourquoi !!! Bon heu ... je vais pas jouer l'auteur de thriller à suspense (hé ! mais tu vas t'bouger l'neurone, y'en a marre de ce suspense à 2 balles !) ... Alors la question était pourquoi : tout simplement car la nouveauté attire tout simplement ! On voit le numérique comme la solution à tous nos maux ... mais pas forcément à tous nos mots. En effet, le livre papier que l'on a longtemps craint voire disparaitre, que les plus pervers souhaitent voire mourir, que certains déclarent même voir s'éteindre, ce livre papier demeure, survit et semble même mépriser tout le mal que l'on dit de lui. J'ai même entendu pas plus tard qu'hier un livre soupirer à mon passage "Pouh, il a beau être prof-doc, il ne fait rien pour nous, les livres poussiéreux" ... Ce à quoi j'ai rapidement répondu en sortant Dédé (oui je donne des petits noms à chacun de mes livres) et en le mettant dans les "Coups de coeur", ces livres qui ont plu à l'un ou l'autre des lecteurs. Hé oui, Dédé est sorti et il a même été très apprécié par les yeux curieux de nos charmantes têtes blondes d'élèves. Tant apprécié, qu'ils ont délaissé les "Grosses Bertha" comme j'aime désigner les ordinateurs. Non pas qu'ils soient "canons", mais qu'ils détruisent le processus de lecture plaisir ... et au-delà - mais ce n'est pas l'objet du propos - tout le processus de recherche et traitement info documentaire. Hopla (dédicace à nos amis alsaciens) !!! Je te vois joyeux lecteur t'esclaffer devant mon propos : "mais c'est qu'il croit au livre papier celui-là, quel optimiste, et il ose contester la suprématie du numérique ... mais il est d'ailleurs très mal placé puisqu'il milite pour le livre papier en publiant ... sur un blog numérique ! Hahahahahahah !!! Hahahhahahah !!! (Répété une petite centaine de fois)". Mais j'y arrive ! Mon propos avance et mes premières explications justifications et autres clarifications. Je suis tout à fait en faveur du numérique : très utile, très pratique, très économique, très écologique, etc. Mais nos comportements traditionnels, notamment ceux de lecteur, ne doivent pas être nécessairement modifiés par le numérique. Je dis bien "nécessairement", car la lecture numérique ou la lecture croisée "papier-numérique" peut intéresser plus d'un lecteur, et tant mieux pour lui : "la lecture est une liberté, soyez libre comme vous le voulez, mais lisez !". Ce que je tiens à mettre en avant, c'est qu'il ne faut pas à tout prix vouloir la peau (ou plutôt la reliure) du livre traditionnel. Tout simplement, car toucher, sentir, ressentir un livre, passe par ce plaisir de l'avoir entre les mains. Certains, pour mieux le regarder, demandent d'ailleurs à le garder : être un bibliophile possessif, c'est pathologique ?

2) Le livre : une richesse inaliénable
Lire un livre, c'est partir dans une aventure. Cette aventure, on la vit virtuellement (oh tiens ! on peut être dans le virtuel sans le numérique, c'est magique !!!). Certains préfèrent garder leur lecture pour eux, dans leur bibliothèque personnel : ce sont les bibliophiles possessifs. Leur principe est simple : la lecture, c'est personnel, je ne peux pas supporter que quelqu'un ait déjà lu ce livre. Les bibliophiles possessifs ont tout compris : le livre est un véritable trésor ... et égoïstement on a envie de le cacher, de ne pas le partager. Rassurez-vous si vous êtes un bibliophile possessif : vous n'êtes pas malade et ce n'est pas mal de garder ce trésor pour vous. Mais si vous culpabilisez trop et que vous ne pouvez vraiment pas prêter votre livre (ça arrive), donnez au moins ses références, que vos amis puissent trouver les frères jumeaux de votre petit trésor ! Hormis les bibliophiles possessifs, il y a les bibliophiles (tout court). Eux, ils sont plus "détendus" vis-à-vis du livre : ils n'hurleront pas dès que vous lui aurez pris son livre, ils aimeront fréquenter les bibliothèques et n'auront pas peur d'effacer la poussière, etc. D'ailleurs, la poussière est un bon témoin de la richesse du livre. On aurait tendance à croire, si l'on suit notre logique, qu'un livre plein de poussière est inintéressant, car (et nul besoin d'être Sherlock Holmes pour le deviner) cela signifie que personne ne l'a consulté depuis bien longtemps. Et pourtant. Il ne faut pas oublier qu'une lecture ne peut être que personnelle : la preuve certains aiment certains livres, d'autres les détestent. Alors, un livre plein de poussière est véritablement une richesse : on a des chances de tomber sur une pure pépite ... que quasiment personne n'aura lu ! Et un lecteur, par essence un peu égoïste (si si je vous assure !), rêve de tomber sur un livre merveilleux et de ne pas partager sa lecture (bouh le méchant !) et surtout de porter ce sourire narquois, quelque peu hautain de l'Homme satisfait de son fait : il a lu, il a su, il a vaincu !
Outre les bibliophiles plus ou moins bibliobsédés (dédicace à un confrère blogueur), il y a ceux qui se disent "non lecteur" ou que l'on désigne vulgairement (sans forcément le vouloir) "faible lecteur". Dans faible lecteur, faible donne un côté péjoratif, or il faudrait plutôt voir la notion de "Lecteur occasionnel". Passons outre le débat de lecteur (tout le monde lit : une étiquette, un message sur papier ou à la télé, les numéros de son répertoire, etc.) et parlons du lecteur de livres. Il est vrai que le livre fait peur avec tous ses formats aux noms barbares : in-plano, in-folio, in-4°, in-8°, in-16°, in-18°. Pourtant il est tout gentil le livre ! Il ne mord pas, il ne pique pas, il ne parle pas (sauf à moi comme je vous l'ai avoué précédemment), il ne détruit pas les yeux (il est quand même nécessaire de le préciser car avec tout ce qu'on voit à la télé ma p'tite dame !), il n'est pas nocif pour la santé (je précise quand même qu'il ne faut pas le manger ...), bref, il n'occasionne aucun effet secondaire ... sauf celui du plaisir ! Alors, si vous (ou si vous connaissez quelqu'un qui) souhaitez entrer dans le cercle très fermé (à double tour) des lecteurs (wahou !!! j'vais pouvoir entrer dans la communauté du livre !!!), suivez ces quelques conseils à la lettre (suivre à la lettre pour lire un livre, c'est plutôt conseillé !) :
1) Lève-toi de ta chaise (sauf si tu es déjà debout)
2) Dirige-toi vers un lieu où il y a des rayons sur lesquels il y a plein d'objets qui relient des feuilles les unes aux autres : ce sont les livres
3) Prends ton ou tes bras pour sortir l'un ou l'autre de ces livres. Pour faire ton choix, écoute si un livre ne te chuchote pas à l'oreille de le "lire".
4) Une fois ton choix opéré, garde bien ce livre en main.
PS : Si tu ressens une légère sensation de brûlure, cela peut-être normal : tu n'as pas l'habitude de porter un livre.
5) Reviens avec ce livre près d'une chaise, d'un banc, ou de tout autre endroit pour t'asseoir confortablement.
PS : Attention : tu risques de devoir rester assis plusieurs dizaines de minutes (voire plusieurs heures) d'affilée : donc installe-toi à un endroit confortable où tu ne risques pas d'être dérangé
6) Installe-toi confortablement et ouvre le livre (pour cela, tourne la première page de couverture)
PS : Attention de bien prendre ton livre à l'endroit. Pour te repérer tu as un texte écris dessus : vérifie qu'il s'agit bien du titre et qu'il est dans le bon sens
7) Lis le texte. Une fois que tu as fini de lire une page, tourne la page pour lire la suite. Fais cela pour autant de pages que compte le livre.
PS : Si tu ne comprends pas ce que tu lis, repose tout de suite ce dictionnaire de grec ancien écrit en latin, ce n'est pas pour toi !

Attention ! Durant ta lecture, tu risques de développer ton imaginaire, de développer des connaissances et pire encore ... de prendre du plaisir !

Conseil : préviens bien ton entourage que tu vas lire (bon n'en fait pas trop, ça leur est à eux aussi sûrement déjà arrivé de lire) : tu risques de rire, pleurer, geindre, être en colère, etc.

Ca y est ? Tu as tout lu ? Tu as fini ? YOUPI !!! Tu es un lecteur. Bon ne te réjouis pas trop, si tu es devenu lecteur, désormais tu as une nouvelle dépendance : le livre. Mais rassure-toi, l'obsession du livre n'est pas une maladie ... mais un virus incurable ! Mais c'est un gentil virus comme nous l'expliquerait Maestro (référence à "Il était une fois ... la vie", série dont je suis d'ailleurs nostalgique :-( ).
Mais maintenant que tu lis tu prends peur : lire ça prend du temps ... Et qu'est ce que je ne vais pas faire d'autre à la place ?

3) Lecture : le trésor chronophage
Oui la lecture prend du temps. Comme tout plaisir, comme tout loisir. Mais pourquoi s'inquiéter du temps passé à lire ? Cette inquiétude des "Lecteurs occasionnels" est légitime : avant de lire, ils avaient beaucoup plus de temps. Mais beaucoup plus de temps pour faire quoi, là est la véritable question. D'ailleurs, le temps passé à lire est loin d'être du temps "perdu". C'est au contraire du temps gagné. Car non seulement on prend du plaisir à lire, mais on apprend énormément de choses, si ce n'est dans le contenu, dans notre rapidité de lecture. Et concrètement, dans notre société surinformationnelle, lire rapidement c'est gagner en efficacité. Bon, ne capilotractons pas trop le fait de lecture. La lecture, c'est un peu une chasse au trésor perpétuel. Et à chaque fois, on trouve le trésor. Certes, parfois ce trésor est de très faible quantité, mais bien souvent, le voyage et le temps passé à ce voyage en vaut toutes les chandelles ... parfois même 36 tellement on a été bouleversé. Alors oui, lire est chronophage. Mais lorsque le lit, le temps s'arrête. Il s'arrête, mais lorsque l'on a fini de lire, il reprend et grignote même tout notre temps de lecture. Une solution : ne jamais s'arrêter de lire (tiens, voilà un record "intelligent" pour le Guiness pour une fois). Bon, les yeux risquent de sortir de la route des lignes au bout du moment ...
D'ailleurs, pour preuve que la lecture est une chasse trésor individuelle et perpétuelle, interrogez n'importe quel lecteur (ils sont faciles à identifier : ils sont verts, portent des lunettes et parlent une langue inconnue de tous) : il vous avouera que leur quête du Graal est incessante depuis qu'ils ont toucher leur premier livre.

En parlant de Graal, le Graal littéraire existe-t-il ? Menons tous l'enquête, et, si vous trouvez le Graal, faites-le savoir, cela m'intéresse. Aparté de lecteur mis à part, j'espère que chacun, lecteur ou non lecteur, aura compris tout l'intérêt que présente aujourd'hui, demain et après-demain encore le livre. J'espère qu'il aura compris que le numérique est certes utile, mais ne remplace certainement pas et ne remplacera cela est sûr jamais, le livre papier. J'espère qu'il aura compris que lire est une véritable passion qui se cultive par elle-même. J'espère qu'il aura compris que l'ivresse du livre est un phénomène formidable qu'il faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie. Au début, lire c'est trop trop dur. A l'épilogue, porter son regarder et laisser porter son imaginaire grâce aux quelques lignes écrites vous embarque pour un voyage sans fin vers ce qui ressemble étrangement à l'épanouissement personnel !

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